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Les Prix Pulitzer 2017 en littérature

Les 21 récompenses, que l’on appelle les « Pulitzer Prizes », ont été remises hier soir à New York, à l’Université de Columbia, comme le veut la tradition.

Si vous voulez en savoir plus sur l’histoire du Prix Pulitzer vous pouvez lire l’article que je lui avais consacré l’année dernière ici.

Sans plus attendre voilà les 5 gagnants qui nous intéressent sur Eponine & Azelma : les lauréats des catégories Fiction, Biographie, Histoire, Poésie et Document.

 

Prix Pulitzer de la Fiction 2017 : « The Underground Railroad » par Colson Whitehead (éd. Doubleday)

The Underground Railroad – Colson Whitehead

Best-seller du New-York Times, et lauréat du National Book Award, The Underground Railroad est décidément le livre de l’année aux Etats-Unis. Il se murmure même que Barry Jenkins, le réalisateur du film Moonlight, devrait porter cette histoire à l’écran sous forme de série pour Amazon dans les mois à venir.

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Hop sur la pile !

Hop Sur La Pile #3

J’ai fait quelques emplettes la semaine dernière sur Waterstones , le site internet de la librairie du même nom. Et voilà le résultat, 3 nouveaux bouquins ! J’ai été plutôt raisonnable , mais cela fait quand même un sacré rajout à ma pile à lire !

 

Swing Time, par Zadie Smith

Book cover de Swing Time par Zadie Smith

Swing Time – Zadie Smith

 

C’est LE livre de cet automne. On en parle partout : sur les blogs, dans les librairies, dans les pages littérature des quotidiens britanniques… bref c’est celui qu’il ne faut pas rater. Très attendu donc, il est sorti au Royaume-Uni le 15 novembre dernier. Je l’avais donc pré-commandé et je l’ai reçu assez rapidement. Et cerise sur le gâteau, j’ai eu une édition signée s’il vous plaît !

Alors de quoi parle Swing Time ?
Il s’agit de l’histoire de deux amies, métisses, vivant à Londres dans les années 80. Tracey et la narratrice (qui n’est jamais nommée) se rencontrent à l’adolescence. Elles ont une passion commune pour la danse. Seul problème : Tracey a beaucoup de talent mais la narratrice n’en a pas autant, elle a les pieds plats. Tracey parvient à ses fins en intégrant une compagnie de danse, tandis que son amie abandonne les chorégraphies et part sur les routes, devenant l’assistante personnelle d’une chanteuse à succès. Le roman repose sur les différences entre les deux amies et leurs destins respectifs : est-on plus heureux lorsque l’on quitte son pays pour réussir ? Comment gérer l’échec ? Au centre du livre  également, la relativisation des étiquettes sociales de chacun des personnages. Et évidemment l’amitié féminine, l’adolescence et la famille.

C’est le 5ème roman de Zadie Smith qui a été beaucoup récompensée par le passé : elle a reçu plusieurs prix pour  son 1er roman White Teeths (VF : « Sourires de Loup », traduit par Claude Demanuelli, éd. Gallimard), et est également lauréate du Orange Prize For Fiction pour On Beauty (VF: « De La Beauté » traduit par Philippe Aronson, éd. Gallimard). L’accession à l’âge adulte est l’un des thèmes préférés de cette féministe convaincue, qui crée dorénavant l’engouement à chaque sortie de roman.

 

« Swing Time » – Zadie Smith
Pages : 464
Editeur : Penguin Press
Date : 2016

 

Between The World And Me, par Ta-Nehisi Coates

Book cover of Between The World And Me - Ta-Nehisi Coates

Between The World And Me – Ta-Nehisi Coates

 

Ce livre sorti en 2015 est en fait une lettre écrite par l’auteur à destination de son fils. Il lui apprend ce que c’est qu’être noir aux Etats-Unis : les réalités du quotidien, le racisme ambiant et la place des noirs dans l’histoire du pays . Coates s’est inspiré de James Baldwin, écrivain noir-américain, qui avait publié The Fire Next Time en 1963. Dans l’un des deux essais du livre, Baldwin s’adressait à son neveu sous forme de lettre en lui parlant de la ségrégation. Coates a souhaité reprendre la même forme pour lui rendre hommage et en quelque sorte continuer la discussion. L’idée lui est venue après une rencontre avec Barack Obama et une discussion assez agitée sur la condition des afro-américains au 21ème siècle. Le livre est très franc et brutal. Il ne laisse pas forcément place à un éventuel rayon de soleil. Coates a voulu un livre cruel et réaliste et pas un traité rempli d’espoir. Au contraire il met en garde son fils sur ce qu’il attend dans sa vie.. Salué par la critique et adoubé par la grande Toni Morrisson ,  le livre a reçu le National Book Award dans la catégorie « non-fiction » en 2015. Il a également été finaliste du Prix Pulitzer cette année.

Il a été traduit en français par Thomas Chaumont et publié au début de l’année 2016 par les éditions Autrement : « Une colère noire : lettre à mon fils »

« Between The World and Me » – Ta-Nehisi Coates
Pages : 176
Editeur : Spiegel & Grau
Date : 2015

Girls Will Be Girls, par Emer O’Toole

Book Cover de Girls Will Be Girls - Emer O' Toole

Girls Will Be Girls – Emer O’ Toole

 

Rien à voir avec les deux précédents, si ce n’est pour le féminisme bien présent dans Swing Time, Girls Will Be Girls explore la féminité. L’auteure s’interroge sur ce qui pousse les femmes à embrasser leur genre : comment devient-on féminine ? A quel moment décide-t-on de faire comme les autres et de se déguiser en fille ? Le livre nous démontre à quel point les choix des femmes, supposément libres, sont en fait tous déterminés par la pression de la société et par la bien-pensance. La façon de parler, les vêtements, l’allure, l’hygiène des femmes… tout est en fait pré-déterminé. Très provocateur, cet essai explore les racines du féminisme et les symboles de celle-ci qui nous sont aujourd’hui imposés. Elle joue sur les codes et fait partager sa propre expérience. Le livre est également sorti en 2015, j’ai donc un peu de retard mais je vais rattraper ça vite fait !

 

 

 

 

 

« Girls Will Be Girls » – Emer O’Toole
Pages : 263
Editeur : Orion
Date : 2015

J’espère que mes résumés de ces derniers achats vous donneront envie de les découvrir aussi, et je souhaite surtout pouvoir les lire très vite !

News, Prix

Pulitzer Prizes 2016 dans la catégorie « Books »

L’annonce des gagnants des 21 Prix Pulitzer 2016 a été faite hier soir à l’Université de Columbia à New York.

Ce qui nous intéresse sur le blog ce sont les prix « littérature » qui sont au nombre de cinq, et particulièrement celui de la Fiction qui est le plus important, commercialement et médiatiquement bien sûr.
Mais je vais aussi vous parler des 4 autres lauréats de cette catégorie !

Pile de livres représentant les 5 gagnants des Prix Pulitzer 2016 dans la catégorie BOOKS

Les 5 gagnants des Prix Pulitzer 2016 dans la catégorie BOOKS

 

  • Prix Pulitzer Fiction : The Sympathizer, par Viet Thanh Nguyen (éd. Grove Press)

    TheSympathizer_VietThanhNguyen

    The Sympathizer, by Viet Thanh Nguyen – Winner of the 2016 Pulitzer Prize for Fiction

    Ce roman qui est paru en avril dernier a donc raflé la plus grosse distinction du Pulitzer. Son thème central est la guerre du Vietnam et ses conséquences. On suit notamment le parcours d’un officier de l’armée vietnamienne du Sud (ARVN), également espion pour le Nord, après la chute de Saigon en avril 1975. Celui-ci travaille au service d’un Général de l’armée sud-vietnamienne qui, au début du roman, s’apprête, comme beaucoup de soldats, à fuir le pays, et qui doit dresser la liste de tous ceux qui vont l’accompagner sur les derniers vols disponibles. L’officier traître se retrouve sur cette liste et accompagne le Général à Los Angeles d’où il va pouvoir rapporter les moindres faits et gestes à ses supérieurs Viet-Congs. Le roman nous permet d’entrer dans la tête de cet agent double et de comprendre ses multiples facettes, et la nécessité qu’il éprouve de trahir son pays afin de poursuivre ses idéaux.

    Lorsque The Sympathizer est sorti en avril dernier il a obtenu beaucoup d’excellents critiques : « intelligent, implacablement rythmé et sauvagement drôle » dit le Washington Post, « The Sympathizer est à la fois une fiction historique, un thriller d’espionnage, et une satire. La perception qu’ont les américains des asiatiques apporte au livre des commentaires acides des plus délicieux… Nguyen sait de quoi il parle » dit le Los Angeles Times… bref que d’éloges. Le livre a également été choisi comme finaliste du PEN/Faulkner Award 2016 et apparaît sur la liste des 100 meilleurs livres de 2015 du New York Times.

    Mais comme le souligne le Guardian ce matin (http://www.theguardian.com/books/2016/apr/18/viet-thanh-nguyen-the-sympathizer-pulitzer-overlooked), il ne faisait pas partie des favoris pour le prix et ne faisait même pas partie des livres dont on a le plus parlé l’année dernière. C’est limite si The Sympathizer n’a pas été négligé par rapport à d’autres romans qui ont fait fureur en tête des ventes.
    Au lieu de couronner un roman au succès phénoménal, ils ont décidé de donner un coup de projecteur à un livre qui était sorti un peu discrètement, ce qui n’est pas plus mal.

    Nguyen a réagi à son prix hier soir sur sa page Facebook, voici ce qu’il dit : « Merci pour tous vos messages. J’ai vérifié avec des personnes bien réelles présentes dans le bureau de mon éditeur… et ils me disent que The Sympathizer a vraiment gagné le Pulitzer. A moins que ce ne soit une blague dans une autre réalité virtuelle. Je suis stupéfait.  » 

    Viet Thanh Nguyen est né au Vietnam en 1971 et est arrivé aux Etats-Unis avec sa famille en 1975, avec le statut de réfugié. Il a grandi à San Jose, en Californie et est maintenant Professeur (English, American Studies et Ethnicity) à l’USC (University of Southern California).

  • Prix Pulitzer Histoire : Custer’s Trials: A Life on the Frontier of a New America, par T.J. Stiles (éd. Alfred A. Knopf)

    Couverture de Custer's Trials , A Life on the Frontier of a New America - T.J Stiles

    Custer’s Trials , A Life on the Frontier of a New America , par T.J Stiles – Winner of the 2016 Pulitzer Prize for History

    Il s’agit là d’une biographie magistrale du Général Custer, héros de la Guerre de Sécession américaine mais aussi défait face aux tribus indiennes, lors de la bataille de Little Bighorn en 1876.
    T. J. Stiles dépeint le portrait de cette figure historique américaine en analysant sa personnalité et l’héritage qu’il a laissé, tout en démolissant la caricature. Il révèle alors selon son éditeur « une personne plutôt contradictoire et intense, un officier peu sûr de lui malgré ses compétences, intelligent malgré sa bigoterie (…)« .

    Selon les critiques plutôt unanimes sur la qualité et la richesse du travail de Stiles, tout le paradoxe de Custer réside dans le fait qu’il a aidé à construire l’Amérique moderne tout en refusant de s’y adapter.
    Le San Fransisco Chronicle parle d’un « portrait nuancé, complexe et convaincant » ; The New York Times Book Review en parle ainsi : « S’il y a bien un écrivain qui peut faire oublier le dernier combat de Custer, au moins pour quelques centaines de pages, c’est bien T.J. Stiles… Stiles est un biographe accompli et sérieux, mais il est plus que cela. C’est un écrivain talentueux, avec la qualité rare de pouvoir compiler des années de recherches et en faire sortir une histoire lumineuse et captivante. »

    Il s’agit du second Prix Pulitzer de T. J. Stiles, il avait gagné le précédent en 2010 pour une autre biographie, celle de Cornelius Vanderbilt. (The First Tycoon: The Epic Life of Cornelius Vanderbilt)

    Il a réagi à sa victoire en la qualifiant de « complètement et totalement inattendue… un cadeau du Ciel« 

  • Prix Pulitzer NonFiction : Black Flags: The Rise of ISIS, par Joby Warrick (éd. Doubleday)

    Couverture du livree Black Flags : The Rise of ISIS, par Joby Warrick - Winner of the 2016 Pulitzer Prize for Non-Fiction

    Black Flags : The Rise of ISIS, par Joby Warrick – Winner of the 2016 Pulitzer Prize for Non-Fiction

     

    The Rise of ISIS se traduirait en français par « L’ascension de DAECH ».
    Evidemment d’actualité, ce livre est surtout centré sur le portrait de Abu Musab Al-Zarqawi, fondateur de l’organisation qui deviendra bien plus tard l’Etat Islamique. Un tableau étoffé par les développements récents et les documents qu’il a pu se procurer grâce à ses contacts en Jordanie et au sein des services secrets américains. Sans pitié,  Joby Warrick critique également les erreurs et les faux pas commis par les Etats-Unis, qui ont pu alimenter l’avancée de Daech et de ses leaders en Syrie et en Irak.

    Il nous explique notamment comment Zarqawi, basé d’abord dans le nord de l’Irak, s’est vu propulsé à la tête d’une vaste insurrection lors de l’invasion américaine de 2003. Des centaines de radicalisés se sont ralliés à sa cause lorsque les généraux américains l’ont faussement identifié comme le lien entre Hussein et Ben Laden. Un combat qui continue aujourd’hui malgré sa disparition en 2006.

    Sous le nom d’Al-Qaida, d’Etat Islamique, ou de Daech les admirateurs de Zarqawi ont continué à avancer , et ont saisi l’opportunité de la Guerre en Syrie pour poursuivre le rêve de leur chef : la création d’un califat islamique.

    Joby Warrick rend compte avec précision de l’ascension de Zarqawi, mais certaines critiques lui reprochent  d’avoir réalisé une biographie plutôt qu’une analyse, et de n’avoir pas poussé assez loin l’exposé de ce qu’il promet dans le sous-titre du livre : la montée en puissance et l’avenir de Daech.

    Joby Warrick est reporter au Washington Post depuis 20 ans. Il a déjà gagné un Prix Pulitzer en tant que journaliste en 1996 pour un papier sur l’environnement.

  • Prix Pulitzer Biographie : Barbarian Days: A Surfing Life by William Finnegan (éd.Penguin Press)

    Barbarian Days A Surfing Life, by William Finnegan - Winner of the 2016 Pulitzer Prize for

    Barbarian Days A Surfing Life, by William Finnegan – Winner of the 2016 Pulitzer Prize for Biography

     

    Barbarian Days par William Finnegan est en fait une auto-biographie. Une ode au surf, la seule obsession de sa vie. William Finnegan a grandi entre Hawaii et la Californie et il a très vite commencé à dompter les vagues du Pacifique, parcourant le monde pour pratiquer son sport. Sportif mais pas seulement. Amateur de littérature il devient néanmoins écrivain et reporter de guerre.

    Mais il n’a jamais perdu de vue l’océan. Ses mémoires sont en fait une ode à la vague, et malgré ses années passées du côté de l’horreur en tant que journaliste, il semble que sa passion ait finalement rempli sa vie. Il faut être amateur d’eau, d’écume et avoir le pied marin pour apprécier ce livre à sa juste valeur. Car d’après les critiques élogieuses, chaque vague, chaque journée de surf est racontée dans le détail comme s’il sortait de l’eau juste avant de prendre son stylo.

     

    Certains considèrent toutefois que le livre est un peu long et que ses 464 pages noient le lecteur sous trop de détails à propos d’un sport qui finalement n’est pas très populaire ni très accessible.

    William Finnegan est l’auteur de plusieurs ouvrages : Cold New World, A Complicated War, Dateline Soweto, et Crossing the Line. il a gagné de nombreux prix en journalisme, il est rédacteur au New Yorker depuis 1987 et habite à Manhattan.

  • Prix Pulitzer Poésie : Ozone Journal, par Peter Balakian (éd. University of Chicago Press)

Couverture de Ozone Journal, by Peter Balakian - Winner of the 2016 PulitzerPrize for Poetry

Ozone Journal, by Peter Balakian – Winner of the 2016 PulitzerPrize for Poetry

Le recueil de poèmes de Peter Balakian, Ozone Journal est une suite 54 histoires, racontées par un homme ayant découvert les ossements de victimes du génocide arménien dans le désert syrien, en 2009, accompagné d’une équipe de journalistes. Elles représentent des parties de sa vie : la fin de son mariage, son cousin atteint du SIDA, sa vie de parent célibataire.

Des poèmes qui parlent à la fois d’histoire et de douleurs personnelles.

Peter Balakian, né le 13 juin 1951 dans le New Jersey, est l’auteur de 6 autres recueils de poèmes, ainsi que plusieurs ouvrages en prose comme The Burning Tigris (HarperCollins, 2003) sur le génocide arménien, best-seller du New York Times.

Il est également souvent invité à la télé américaine pour ses émissions d’actu, et ses essais sont régulièrement édités par le Boston Globe, le New York Times Magazine, la New York Review of Books etc…

 

News, Prix

Pulitzer Prizes 2016 : prologue

Si je vous dis Harper Lee, Philip Roth, Donna Tartt, Richard Ford… vous me direz « ils sont tous américains », oui mais pas que. Ils ont en commun d’avoir remporté le prestigieux Prix Pulitzer de la fiction.

Le Prix Pulitzer c’est quoi ?

Avant même d’aller plus loin, sachez que l’on dit « The Pulitzer Prizes » au pluriel car ce sont 21 récompenses qui sont remises en même temps dont 5 en littérature.
Les autres couvrent le journalisme bien sûr, le théâtre (et les comédies musicales), et la musique.

Le Prix Pulitzer, au sens large, est l’un les plus importants au monde, chaque gagnant repartant avec 10.000 dollars ainsi qu’un certificat, sauf UNE catégorie : le prix du journalisme de Service Public. Le lauréat de cette dernière catégorie est doté une médaille en or.
Pour être éligible il faut être citoyen américain : les journalistes et les entreprises de presse méritantes doivent être américains ainsi que les écrivains, les compositeurs de musique etc…

Qui était Joseph Pulitzer ?

Photo de Joseph Pulitzer

Joseph Pulitzer

Né le 10 avril 1847 en Hongrie et mort le 29 octobre 1911 à Charleston en Caroline du Sud, Joseph Pulitzer était un journaliste américain. Il a notamment travaillé au St. Louis Post Dispatch et au New York World. Parallèlement il est devenu une figure du Parti Démocrate, luttant férocement contre la corruption, et a même été élu au Congrès. Une guerre l’a opposé pendant des années au célèbre William Randolph Hearst et son New York Journal, créant ainsi le « journalisme jaune »: ce qu’on appelle aujourd’hui le sensationnalisme.Il a également beaucoup fait pour le journalisme au sens large, insistant par exemple sur la formation des journalistes à un niveau universitaire.

En 1892 c’est lui qui demande au président de l’Université de Columbia de fonder la première école de journalisme des Etats-Unis, en lui faisant un don pour la construction du bâtiment ; devant le refus de l’université il lègue à l’institution 2.000.000 de dollars afin que son voeu se réalise après sa mort. Ce sera fait en 1912 : la Columbia University Graduate School of Journalism est née.

En 1904, Joseph Pulitzer rédige son testament et en plus de ce souhait, il appelle à la création d’un prix portant son nom, qui devait récompenser 13 catégories : 4 en journalisme, 4 en littérature, 4 en théâtre et 1 pour l’éducation. Les prix commencèrent à être remis en 1917, six ans après son décès.
Les lauréats sont désignés en Avril et c’est le président de l’université de Columbia à New York, qui décerne les prix sur recommandation du jury, composé en général de spécialistes dans chaque catégorie.

 

 

Les changements au fil des années

Evidemment depuis la mort de Pulitzer, quelques changements ont été effectués dans les catégories. La métamorphose de la presse suite à l’expansion des éditions en ligne des différents médias, a nécessité de proposer de changer un peu les règles. Le contenu en ligne est donc reconnu aujourd’hui au même niveau que le contenu papier et depuis 2009 les papiers qui ne sont que d’origine numérique ont le droit de concourir.

Le Prix Pulitzer pour la musique s’est également beaucoup développé. En 1997, le jury a récompensé une oeuvre de jazz, alors que jusque là seul le classique pouvait être récompensé.

 

Les Prix Pulitzer de la Littérature

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Revenons à la littérature, il y a donc 5 sous-catégories de Pulitzer pour ce domaine :

  • Fiction : oeuvre écrite par un auteur américain, de préférence dont le sujet porte sur la vie américaine.
  • Histoire : oeuvre documentaire traitant de l’Histoire des Etats-Unis (dans cette catégorie l’auteur peut être de nationalité étrangère tant que le livre traite des Etats-Unis).
  • Biographie ou auto-biographie : oeuvre rédigée par un auteur américain.
  • Poésie : oeuvre originale rédigée par un auteur américain.
  • Essai : oeuvre documentée, de « non-fiction » par un auteur américain n’étant pas éligible à d’autres prix dans la catégorie Littérature.

Les livres doivent avoir été publiés aux Etats-Unis d’abord, et doivent avoir été commercialisés avant la remise du prix.

C’est le prix de la Fiction qui focalise l’attention dans cette catégorie : l’an passé c’est Anthony Doerr qui a remporté le prix avec All The Light We Cannot See (« Toute la Lumière que Nous Ne Pouvons Voir« , paru en français chez Albin Michel).

Couverture de All The Light We Cannot See - Anthony DOERR

All The Light We Cannot See – Anthony DOERR (Fourth Estate)

Toute La Lumière Que Nous Ne Pouvons Voir - Anthony Doerr (Albin Michel)

Toute La Lumière Que Nous Ne Pouvons Voir – Anthony Doerr (Albin Michel)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La particularité du Pulitzer c’est qu’aucune liste de nommés ne filtre avant les résultats : on ne connaît le gagnant et la liste d’auteurs en course que lors de l’annonce finale.

Pour suivre l’annonce c’est sur le site internet ou les réseaux sociaux !

http://www.pulitzer.org
@PulitzerPrize