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Le livre "Days Without End" (éd. Faber & Faber) gagnant du Costa Book Awards
News, Prix

Sebastian Barry remporte le Costa Book Awards 2016

And the winner is …. : Sebastian Barry pour « Days Without End »

Cover de Days Without End - Sebastian Barry

Days Without End – Sebastian Barry

Je vous avais parlé de la shortlist dans cet article-ci. Le lauréat a donc été annoncé ce 31 janvier au soir ; et c’est la première fois dans l’histoire du Costa Book Awardsqu’un romancier remporte deux fois le prix du livre de l’année. Sebastian Barry avait déjà obtenu le titre  2008 avec The Secret Scripture (VF: Le Testament caché, trad. de Florence Lévy-Paoloni, Paris, Éditions Joëlle Losfeld).

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News, Prix

Costa Book Awards : les gagnants dans chaque catégorie

Depuis les débuts de mon blog, je vous ai souvent parlé des prix littéraires anglo-saxons : contrairement à certains lecteurs, j’apprécie beaucoup les compétitions littéraires. Non pas pour la course au titre, mais parce qu’ils permettent, grâce à leurs listes de nommés, de découvrir de nouveaux auteurs.

Voilà un prix dont je ne vous ai encore jamais parlé, et qui est pourtant l’un des plus populaires du Royaume-Uni : le Costa Book Awards .

L’originalité de ce prix est qu’il met en compétition plusieurs catégories différentes : roman, premier roman, livre pour enfants, poésie, et biographie. Au mois de janvier les gagnants de chaque catégorie sont annoncés et à la fin du mois, un seul de ces ouvrages est couronné livre de l’année : le Costa Book of the Year.

Il s’agit de la seule compétition qui met sur le même plan autant de genres différents, et surtout la seule à se permettre de comparer un roman à un livre pour enfants ! Mais c’est un prix très apprécié des anglais !

Costa Book Awards - Logo

Costa Book Awards – Logo

Histoire du Costa Book Awards

Le Prix ne s’est pas toujours appelé comme ça : créé en 1971, il porte d’abord le nom de Whitbread Book Award. En 2006, la chaîne Costa Coffee en devient le sponsor et le prix change de nom.
Le Costa Book Awards récompense un ouvrage en anglais, publié par des auteurs basés en Grande-Bretagne ou en Irlande. L’originalité de ce prix c’est qu’il couronne un livre pour sa qualité littéraire bien sûr, mais aussi pour sa force de divertissement. C’est ce qui fait sa popularité par rapport à d’autres prix plus prestigieux mais portant moins d’attention au public de lecteurs.

Il y a donc 5 catégories, et dans chaque catégorie un panel de juges dédiés. Le gagnant de chaque catégorie remporte 5.000£.
Le Costa Book Of The Year, vainqueur toutes catégories, rapporte à son auteur 30.00 !

Parmi les gagnants célèbres : David Lodge, Kate Atkinson, A.L. Kennedy, Hilary Mantel.  


LE CBA 2016

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Hop sur la pile !, News

Calendrier Littéraire de l’Avent 2016

Joyeux Noël à tous et je vous souhaite plein de beaux livres sous le sapin !69-425x356-santa-reading-i

 


Décembre oblige, voici le premier Calendrier Littéraire de l’Avent d’Eponine & Azelma !

Les meilleurs livres de l’année 2016 vont défiler sur 25 jours… Certains ont déjà eu l’honneur d’un post sur le blog, mais d’autres, pas du tout. Il n’y a aucun classement de compétition ; je vous les présente par ordre de parution. Tous ont connu un énorme succès cette année dans les pays angle-saxons. Voici donc l’occasion de vous faire une petite liste, et pourquoi pas d’en mettre quelques-uns sous le sapin !

Bonus : 25 Décembre 
Harry Potter and The Cursed Child – J.K Rowling

Harry Potter and the cursed child, par J. K. Rowling, Jack Thorne, John Tiffany

Harry Potter and the cursed child, par J. K. Rowling, Jack Thorne, John Tiffany

Je sais, le calendrier de l’Avent est censé se terminer le 24 décembre, mais j’ai eu envie de boucler cette liste par un best-seller de l’année qui colle bien avec le matin de Noel : Harry Potter and The Cursed Child ! On ne présente plus le sorcier le plus célèbre du monde et d’ailleurs ! On a tout lu et entendu sur ce dernier « tome » de la saga. Pas vraiment un livre, pas vraiment la suite, pas vraiment bien… bref toujours est-il que le script de cette pièce n’est pas très long et une histoire de sorciers, même ayant grandi, reste une histoire d’Halloween parfaite et une lecture de circonstance. Comme tout le monde le sait, Harry Potter a grandi, employé du Ministère de la Magie il est père de trois enfants. Albus Potter, l’un des trois, a du mal à gérer son héritage et son entrée à Pouillard va être un peu bousculée. Pour certains c’est une grande déception, pour d’autres un plaisir régressif, peu importe Harry Potter c’est incontournable ! Alors à défaut de pouvoir aller voir la pièce à Londres, on se contente de ce 8ème opus.

Harry Potter and the cursed child – J. K. Rowling, Jack Thorne, John Tiffany
Editeur : Little Brown
Pages : 352 pages
Année : 2016

24 Décembre
Moonglow, par Michael Chabon

Cover de Moonglow - Michael Chabon

Moonglow – Michael Chabon

Moonglow est une sorte d’ovni littéraire : il s’agit de mémoires, racontées par le petit-fils d’un vieil homme mourant. Les confessions grand-père ont été inspirées par la vie du propre grand-père de l’auteur, le romancier juif-américain Michael Chabon, et par les multiples anecdotes qu’il lui a racontées à la veille de sa mort. Le livre fourmille donc de flashbacks, de questions sur l’identité, et de secrets de famille… Le personnage du grand-père et même celui de la grand-mère du narrateur, sont tous deux admirablement bien construits et émouvants. Evidemment on ne connaît pas la part de vrai et de faux dans ces histoires, mais est-il nécessaire d’en savoir plus ? Le roman brasse des sujets, et des moments de vie aussi divers que l’Holocauste, la santé mentale, la passion des fusées… Bref un joyeux désordre qui forme une vie et qui a construit la famille du narrateur. Michael Chabon tient là l’un de ses meilleurs romans, lui qui ne l’oublions pas, a remporté le Prix Pulitzer en 2001.

Moonglow – Michael Chabon
Editeur : Harper
Pages : 448
Année : 2016

23 Décembre
The Mothers, par Britt Bennett

Cover de The Mothers - Brit Bennett

The Mothers – Brit Bennett

The Mothers est un premier roman dont l’intrigue se noue autour d’un secret : après le suicide de sa mère, la jeune Nadia lycéenne, âgée de 17 ans, s’entiche de Luke, le fils du pasteur. Nadia tombe enceinte et part à la clinique pour avorter. Elle ne dit rien à personne et ment à tout son entourage, ainsi qu’à Aubrey sa meilleure amie qui n’a elle-même jamais connu sa mère.
On suit ensuite le destin de ces trois personnages : Nadia, Luke, et Aubrey, dans leur vingtaine. Les relations sont compliquées : Luke et Aubrey se sont mariés et Nadia les voit construire leur relation et ne peut s’empêcher de se projeter. Doit-elle regretter les ratés de sa relation avec Luke ? Son avortement ? Le livre s’appelle The Mothers car finalement c’est une histoire, basée non pas sur la maternité, mais sur les mères : la mère absente d’Aubrey, la suicide de la mère de Nadia, l’avortement de cette dernière… Tous les personnages ont vécu des traumatismes, et dans cette petite communauté chrétienne et afro-américaine, il y a des événements qu’il vaut mieux ne pas révéler.  La jeune voix de Brit Bennett est rafraîchissante et elle brosse le portrait de ses personnages avec une grande acuité : les difficultés à sortir de l’adolescence, les choix à assumer. Ce livre a été très bien accueilli par les critiques et Brit bennette est clairement une jeune auteure de 26 ans à surveiller !

The Mothers – Brit Bennett
Editeur : Riverhead Books
Pages : 288
Année : 2016


22 Décembre

Swing Time, par Zadie Smith

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News, Prix

Paul Beatty remporte le Man Booker Prize avec The Sellout

Le Man Booker Prize 2016 a donc été décerné à Paul Beatty pour son roman The Sellout (VF : Moi contre les États-Unis d’Amérique traduit de l’anglais par Nathalie Bruaux – Éditions Cambourakis). A 54 ans, il devient le premier auteur américain à recevoir la prestigieuse récompense. Il y avait 5 autres nommés dans cette shortlist : je vous en avait parlé sur Eponine & Azelma ici .

Paul Beatty

Paul Beatty

En effet, depuis 2013, tout écrivain de langue anglaise a le droit de présenter son roman aux juges à partir du moment où il a été publié au Royaume-Uni. Avant cette date seuls les écrivains issus du Commonwealth en avaient le droit.

Paul Beatty est actuellement professeur d’écriture créative à l’Université de Columbia. Il possède un Master of Fine Arts du Brooklyn College dans cette même matière et est titulaire d’une maîtrise de Psychologie à l’université de Boston.

The Sellout est son quatrième roman.

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Photo cover Autumn by Ali Smith
Articles traduits, News

L’ « Observer » (supplément week-end du Guardian) a rencontré Ali Smith, qui publie « Autumn » son 8ème roman – Traduction.

En Grande-Bretagne chaque sortie d’un livre d’Ali Smith est un événement. Elle est moins connue chez nous, où seulement quatre de ses livres ont été publiés en français. 

Née en 1962, elle est écossaise mais vit aujourd’hui à Cambridge. 

Elle publie son premier recueil de nouvelles en 1995 : « Free Love and Other Stories«  . Elle remporte alors le Saltire First Book of the Year Award. Depuis sa cote auprès des lecteurs n’a pas cessé de grimper et les récompenses pleuvent ! Elle fait des allers-retours entre les nouvelles et le roman. Son premier roman « Like » est sorti en 1997. Suivront « Hotel World« , « The Accidental« , « There but for The« , et « How To Be Both« , le dernier paru, en 2014. 

Certains la qualifient de digne héritière de Virginia Woolf, en tout cas sa langue est riche, elle n’hésite pas à jouer avec les perspectives à la manière d’un peintre. Elle couvre toujours des thèmes ambitieux mais avec souvent une pointe d’humour. Elle s’égare parfois dans les jeux de mots et l’imagination. 

En 2015 elle a été faite Commandeur de l’Ordre de l’Empire Britannique. 

« Autumn » est sorti le 20 octobre dernier, est sera le premier roman d’une série de quatre (comme les quatre saisons mais est-ce bien utile de le préciser…) . Il s’agit du premier livre « post-Brexit ». Le roman est ambitieux : il se veut une analyse sociale et une méditation sur 2016, cette année presque écoulée. Et cette prise de distance passe par des personnages : Daniel est centenaire, sa voisine Elisabeth née en 1984 a l’avenir devant elle, dans un pays divisé par le référendum et laissé en pièces juste avant l’été. 

L’histoire de cette amitié possède en vérité plusieurs couches et de flashback en flashback, Ali Smith essaie de comprendre la société d’aujourd’hui : ces murs, ces barrières, qui se dressent petit à petit entre les peuples, ces divisions qui rendent fou…et le temps qui passe. (Je vous laisse apprécier le « see you next week » sur la page de garde ;))

Dédicace d'Ali Smith au début de son livre: "see you next week"

« See you next week »

 

 

Traduction (libre) de l’article d’Olivia Laing, daté du 16 octobre 2016 et paru dans The Observer (édition du dimanche du Guardian).

Ali Smith dans son jardin

Ali Smith chez elle à Cambridge, Octobre 2016 – Photo: Antonio Olmos pour l’Observer

Chez Ali Smith, la porte d’entrée est entrouverte. Elle vit à Cambridge, dans une maison, presque à l’abri des regards, au milieu d’un lotissement de cottages victoriens. Les jardins se font face, les barrières ayant été retirées depuis longtemps. Nous sommes à la fin du mois de septembre, et le pommier qu’elle aime tant est encore chargé de fruits. Un pull vert jeté sur ses épaules, elle me fait signe de monter la rejoindre jusqu’à son studio pour admirer un dernier rayon de soleil.

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Les 6 nommés pour le Man Booker Prize 2016
News, Prix

Man Booker Prize 2016 – Shortlist

Le 13 septembre dernier, le jury du Man Booker Prize 2016 a choisi ses 6 derniers auteurs en compétition après avoir dévoilé cet été une liste de 13 nommés. (http://eponineazelma.com/man-booker-prize-2016-longlist)

Voilà les 6 livres en question :

 

6 Couvertures des nommés pour le Man Booker Prize 2016

Man Booker Prize 2016- Shortlist

 

The Sellout – Paul Beatty (US) ; éd. One world
{« Moi contre les États-Unis d’Amérique », traduit par Nathalie Bru, Cambourakis, 2015}
Pour servir ce qu’il croit être le bien de sa propre communauté, un afro-américain va aller jusqu’à rétablir l’esclavage et la ségrégation à l’échelle d’un quartier, s’engageant dans une forme d’expérience extrême et paradoxale qui lui vaudra d’être trainé devant la Cour suprême.

 

Hot Milk – Deborah Levy (UK) ; éd. Hamish Hamilton
Une mère et sa fille arrivent dans une petite ville espagnole à la recherche de médecins : la mère de Sofia souffre d’une paralysie spontanée qui la cloue à une chaise roulante.  Sofia, elle a joué les détectives pendant une bonne partie de sa vie cherchant à comprendre d’où vient la maladie qui ronge sa mère. Arrivée au fin fond de ce désert espagnol, Sofia va surveiller le Docteur Gomez et ses étranges méthodes qui vont l’affecter également…

 

His Bloody Project – Graeme Macrae Burnet (UK) ; éd. Contraband
En 1869, un adolescent âgé de 17 ans est arrêté, accusé de triple meurtre. Il n’y a aucun doute sur sa culpabilité en revanche on ne connaît pas ses motivations. Pourquoi a-t-il tué ces trois personnes ? Est-il complètement fou ?

 

Eileen – Otessa Moshfegh (US) ; éd. Jonathan Cape
{« Eileen », traduit par Françoise du Sorbier, Fayard, 2016}
Une vieille femme se souvient avec un cynisme minutieux de la semaine qui a fait basculer sa vie cinquante ans plus tôt.

 

All That Man Is – David Szalay (Canada) ; éd. Jonathan Cape
On suit la vie de neuf hommes, à un âge et à un stade différent de leurs vies, dans des villes différentes. Les neuf parties des vies de ces neuf hommes vont former comme un arc qui veut nous faire comprendre le sens de l’existence, les failles de l’homme moderne et nous emmener à travers plusieurs pays d’Europe.

 

Do Not Say We Have Nothing – Madeleine Thien (Canada) ; éd. Granta Books
A Vancouver en 1990, un an après le suicide inexplicable de son père, Marie ainsi que sa mère reçoivent la visite de Ai-ming, une jeune femme ayant fuit la Chine suite aux protestations de Tiananmen. A travers Ai-ming, Marie va essayer de reconstituer son histoire : l’amitié qui lia leurs pères, alors talentueux musiciens au Conservatoire de Shanghai, et les pérégrinations de leurs deux familles à travers la Révolution culturelle de la Chine.

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Critiques

3 Book Reviews

J’ai lu ces trois livres ce mois-ci, trois livres fortement recommandés par les critiques, les booktubers, les libraires etc… Donc trois livres que je m’attendais à adorer ce qui n’est finalement pas le cas pour tous. C’est pour cette raison que je ne leur accorde pas un post entier à chacun.

Sachez que ces trois livres sont très différents les uns des autres, n’ont rien à voir entre eux que ce soit au niveau du genre, de l’histoire, des personnages etc… mais pourquoi pas en parler dans un même article !

 

The Essex Serpent, par Sarah Perry : mon préféré.

The Essex Serpent by Sarah Perry - éd. Serpent's Tail

The Essex Serpent by Sarah Perry – éd. Serpent’s Tail

 

Comment ne pas acheter ce livre juste pour la couverture ?? Les toqué(e)s de bouquins comme moi savent que parfois il suffit d’un rien pour déclencher un achat, et la couverture de ce livre est absolument sublime et donne envie de se balader avec dans le métro, rien que pour le plaisir d’avoir l’objet à la main, comme une pochette ou un petit sac.

Bon, passés ces commentaires très peu littéraires, ce livre est génial et je vous le recommande chaudement. Nous sommes dans l’Angleterre victorienne de la fin du 19ème siècle et nous partons à la rencontre de Cora Seaborne, fraîchement veuve et plutôt soulagée… Mariée à, feu, un aristocrate anglais et vivant dans un manoir en plein coeur de Londres, elle décide de s’exiler, à la mort de son mari un peu violent, à la campagne avec son petit garçon. Elle choisit le village de Aldwinter, dans l’Essex. Pourquoi ? Parce que Cora s’intéresse fortement à la biologie et à l’archéologie et qu’une rumeur fait état d’une drôle de créature peuplant les côtes d’Aldwinter, baptisée par les habitants « Essex Serpent« .

Elle s’y installe donc avec son fils, et sa « gouvernante », la jeune Martha. Elle va alors rencontrer le pasteur du village, William Ransome, marié avec enfants. Une relation amicale va alors naître entre ces deux-là que tout oppose : Cora est une naturaliste qui ne croit pas à la religion et qui croit en l’existence de la bête affreuse dont on lui a parlé ; William lui pense que l’existence de l’Essex Serpent ne peut être démontrée et que cette rumeur provient de la perte de foi des habitants du village qui trouvent dans cette créature une façon de croire à autre chose, et une raison de se réunir autour du sentiment de panique.

S’en suivront des conversations à n’en plus finir, des lettres, des situations cocasses qui donneront envie au lecteur qu’il se passe quelque chose entre les deux…

En dehors de ces deux fortes personnalités, on trouvera également plusieurs autres personnages tels que le médecin de feu Monsieur Seaborne, de qui Cora et Martha sont restées très proches, ou le couple d’amis de Cora qui lui présenteront le pasteur et sa famille.

Je ne vous en dis pas plus sur l’histoire pour ne pas spoiler ! Les personnages sont extrêmement bien construits, l’histoire est tortueuse mais on rentre dedans très vite grâce au fabuleux décor que nous dresse Sarah Perry : d’abord le Londres des années 1890, puis l’Essex terre natale de l’auteur, charmante campagne anglaise que l’on a l’impression de parcourir. Et surtout Cora représentée comme une forte tête, intelligente, cultivée, qui ne pleure pas la mort de son mari sous des chapeaux à la mode… Elle se fiche bien des apparences, et se moque de la bienséance, tout en composant une héroïne parfaite de la fin du 19ème siècle. on croirait presque que le roman a été écrit cent ans plus tôt. le livre est drôle, ironique, aborde des sujets fantastiques tels que la superstition et la foi, mais aussi la société des années 1890, l’amitié.

Sarah Perry n’est pas une inconnue des étagères de best-sellers des librairies anglaises puisqu’elle a rencontré un énorme succès avec son premier roman After Me Comes The Flood en 2014. Avec The Essex Serpent, Sarah Perry a reçu des critiques élogieuses des plus grands quotidiens nationaux britanniques, elle a même été comparée à Bram Stocker ou Charles Dickens par le poète John Burnside sur la 4ème de couverture.

« The Essex Serpent »

Auteur : Sarah Perry
Editeur : Serpent’s Tail
Pages : 418

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Couverture de The Glorious Heresies by Lisa McInerney (éd. John Murray - Paperback)
News, Prix

Lisa McInerney, gagnante du Baileys Women’s Prize For Fiction 2016, pour « The Glorious Heresies »

Le Baileys Women’s prize For Fiction, l’équivalent du prestigieux Man Booker Prize pour les femmes,  a été remporté hier soir par cette auteure irlandaise.

Comme je l’ai déjà expliqué sur le blog ici (http://eponineazelma.com/baileys-womens-prize-for-fiction-shortlist) , le BWPFF a été créé afin de récompenser les romans en anglais écrits par des femmes, n’importe où dans le monde. 6 écrivains étaient en concurrence jusqu’à hier soir, et Lisa McInerney faisait partie des favorites du public et des blogueurs et vlogueurs anglo-saxons .

Elle remporte donc la somme de 30.000 £ (38.000 €) ainsi qu’un « Bessie » la petite statuette symbolisant le prix.

Qui est Lisa McInerney ?

Portrait de Lisa McInerney, gagnante du Baileys Women Prize for Fiction 2016

Lisa McInerney, gagnante du Baileys Women Prize for Fiction 2016

Lisa McInerney a débuté en tant que blogueuse !  En 2006, alors âgée de 25 ans, elle relate la vie d’une petite bourgade irlandaise, Galway, du point de vue de la « working class » avec pas mal de cynisme. Le blog s’appelle alors Arse End of Ireland,  et remporte trois années d’affilée le titre de meilleur Blog Irlandais. Elle se fait alors remarquée dans le milieu littéraire et commence sa carrière d’auteure en écrivant quelques nouvelles. The Glorious Heresies est son premier roman écrit en 2013 mais publié en 2015.

« The Glorious Heresies »

The Glorious Heresies by Lisa McInerney (éd. John Murray - Hardcover)

The Glorious Heresies by Lisa McInerney (éd. John Murray – Hardcover)

Le roman tourne autour de la vie de plusieurs protagonistes impliqués de près ou de loin dans un meurtre. Tout se déroule dans la ville de Cork en Irlande ; on y rencontre un ado de 15 ans dealer de drogue, son père alcoolique, une prostituée ou encore un chef de gang. Décrit comme exubérant, généreux, et osé, par The Guardian à sa sortie, c’est en effet un concentré d’humour noir. Lisa McInerney a même regretté à l’époque de sa publication, que le roman ait été taxé de roman « masculin », comme si une femme ne pouvait pas écrire un roman tapageur, à l’humour féroce.  (http://www.irishtimes.com/culture/books/lisa-mcinerney-on-what-baileys-prize-means-1.2678249)

Le jury du Baileys Women’s Prize For Fiction, lui, a trouvé le livre « frais et vibrant« , « superbement original » et salue Lisa McInerney qui utilise « l’humour et le talent pour nous permettre de pénétrer dans les vies sombres de ces personnages« .

Ce n’était le choix le plus conventionnel pour ce jury qui a du écarter de sa décision finale, entre autres, le best-seller A Little Life by Hanya Yanagihara, et une autre auteure irlandaise déjà titulaire du Man Booker Prize, Anne Enright avec son passionnant The Green Road.

The Glorious Heresies a été nommé livre de l’année par The Irish Times, le Sunday Independent et le Sunday Business Post en 2015.

Vous pouvez retrouver les autres nommés de la shortlist du Baileys Women’s Prize For Fiction ici sur mon blog : http://eponineazelma.com/baileys-womens-prize-for-fiction-shortlist

Baileys Women's Prize For Fiction 2016 - Shortlist

Baileys Women’s Prize For Fiction 2016 – Shortlist

Couverture de A Little Life
Critiques

A Little Life, le gros coup de coeur

A Little Life mais un « big book » …

Par la taille (il fait 720 pages en édition de poche, il faut donc s’armer de patience et ne pas avoir d’autre « urgence littéraire » en cours) mais surtout par le talent de conteuse de son auteur, l’américaine Hanya Yanagihara, dont c’est le deuxième livre.

Portrait de Hanya Yanagihara

Hanya Yanagihara

A Little Life va vous prendre tout votre temps libre, vous envoûter, vous faire rentrer totalement dans la vie de ses protagonistes si bien que les quitter sera une torture, vous faire tourner frénétiquement les pages, vous faire souligner et prendre des notes. Il est impossible de se consacrer à un autre livre en parallèle et pour cause A Little Life c’est LE livre du moment, il ne faut SURTOUT pas passer à côté ; voilà pourquoi on peut parler d’un « big book »: c’est un gros et grand livre.

Jude, Willem, Malcolm et J.B, quatre amis inséparables, s’installent à New York à la fin de leurs études. Impossible de dater le début du roman, aucun repère ne nous est donné : pas de contexte politique, pas d’événement culturel ou social. On comprend donc assez vite que l’histoire va tourner autour de ces quatre personnes, en vase clos. La bande se réunit assez souvent, sort dans les fêtes new-yorkaises, les galeries, déjeune au restaurant coréen du coin. Bref, une vie riche et une carrière prometteuse semblent destinées à chacun d’entre eux.

Willem, au caractère doux et bienveillant, est un acteur en devenir ayant perdu ses parents et son frère très jeune..
Malcolm est un futur architecte, fils d’une famille riche et respectée vivant dans les beaux quartiers de New York. Métisse, il ne se sent jamais vraiment à sa place nulle part.
J.B, d’origine haïtienne, élevé par sa mère, sa grand-mère et sa tante ; c’est un artiste-peintre qui adore utiliser ses amis comme sujets de ses projets artistiques.
Jude, est le plus secret et le plus complexe de la bande, avocat, on ne lui connaît ni passé ni famille. Ses amis n’en savent pas plus que le lecteur. On découvre assez vite qu’il a quelques soucis de santé, notamment des blessures aux jambes qui l’handicapent et lui causent des crises de douleur incontrôlables.

Et voilà que l’on suit ces quatre-là sur trente ans de réussite, d’échecs, de relations, de construction, d’emménagements, de déménagements…

Mais les chapitres passant, l’auteur va se focaliser sur Jude. Comme un travelling qui finit sur un gros plan, mais tout en subtilité.
Jude va devenir le personnage central du roman, et c’est son histoire mystérieuse qui va nous occuper et nous questionner comme dans un bon thriller pendant 700 pages.

Jude est très secret, et ne raconte jamais rien de son passé. D’où vient-il ? Pourquoi est-il blessé aux jambes ? Quelle enfance ? Quelle adolescence ?

« He was the most beautiful of them, with the most interesting face and the most unusual coloring, and he was the shyest, and so pictures of him always felt more precious than ones of the others. »

« Il était le plus beau d’entre eux, avec le visage le plus intéressant et de la teinte la plus inhabituelle, et il était le plus timide, du coup les photos de lui semblaient toujours plus précieuses que celles des autres. »

On ne connaît pas son histoire, ses amis ne la connaissent pas non plus (sauf Andy son médecin/ami qui soigne ses jambes). Lorsqu’il est questionné sur ses problèmes aux jambes, il répond qu’il a eu un accident de voiture dans sa jeunesse.
Mais voilà pour soulager ses douleurs, Jude se scarifie avec rasoirs et désinfectant. Et lorsque Willem le découvre, le livre bascule.

« There’s been an accident, Willem; I’m sorry. »

« Il y a eu un accident, Willem; je suis désolé. »

A partir de là, Jude qui n’était pour ses amis, qu’un homme un peu secret et légèrement handicapé, devient un être fragile à protéger.

Tout au long du roman, à l’aide de flashbacks, on en apprend plus sur l’histoire de Jude. Abandonné bébé dans une poubelle, il a été recueilli par des moines dans un monastère où il connaît une enfance terrible puisqu’il y a vécu l’enfer. Torturé, puni, frappé, abusé sexuellement, la lecture des sévices qu’il a subis est à peine supportable. Mais l’affection que l’on éprouve déjà pour ce personnage n’en est que renforcée.

Plus les chapitres défilent, plus le lecteur devient témoin des atrocités qu’il a subi enfant, mais également adolescent lorsqu’il s’échappera du monastère en compagnie de l’un des Frères, qui se révèlera pédophile : sévices sexuels, prostitution… L’accident de voiture se révèlera être bien plus dramatique que Jude ne le laisse entendre.
Evidemment ses amis ne savent rien de tout ça et il est hors de question pour Jude, trop honteux, de leur révéler ce qui s’est passé.

Jude est marqué au fer rouge par son passé et n’arrive pas à profiter de la vie comme les autres. Malgré sa réussite, son indépendance, son aisance financière, rien ne parvient à le sortir de sa torpeur ni à raviver un peu de vie dans son âme torturée. Rien, sauf Willem. Son confident qui deviendra par la suite un peu plus que cela, et qui lui apportera soutien et respect.
Les efforts de ses amis pour l’entourer et essayer de le comprendre, leur bienveillance, l’amour de Willem, n’arriveront pourtant pas à soulager son mal-être. Ses amis, qui n’arrivent pas à comprendre d’où viennent ses tourments, vont mobiliser toutes leurs forces pour l’aider.

A Little Life c’est avant tout une histoire d’hommes.
C’est une aventure masculine mais pas virile, une amitié tenace, une histoire de soutien, d’amour et d’admiration. Et c’est très rare dans la littérature contemporaine. Et c’est osé.

Hanya Yanagihara ne se moque pas de ses personnages, ne leur prête pas de traits caricaturaux. Qu’ils soient artistes (Willem, JB) ou qu’ils aient des métiers considérés comme sérieux (Jude, Malcolm, Andy), ils sont tous touchants, émotifs et généreux. Dans ce livre, pas de soirée bières autour d’un match de foot à la télévision, pas de grande discussion à la salle de gym…

A Little Life nous emmène dans les tréfonds du cœur des hommes, là où aucun écrivain n’ose jamais aller en littérature.

Et puis surtout il y a le personnage de Jude.
Les quatre amis s’interrogent, au fil des années, sur la vie qui passe, leur carrière, et même la vie de famille et le désir d’enfants.

Mais toutes les réponses à ces questions trouvent leurs limites avec Jude, ce personnage qui se sent tellement peu concerné par la vie. Comme s’il regardait le train passer, les gens grandir, tout en ne participant pas à la fête. Pas de happy end ou de bons sentiments, il n’arrive pas à se remettre de son passé, même avec l’aide de tous ceux qui l’aiment.

A Little Life by Hanya Yanahaguira (american cover) - éd. Doubleday

A Little Life by Hanya Yanahaguira (american cover) – éd. Doubleday

Il n’est qu’une blessure géante et béante, tout son corps souffre et son esprit également. Il ne sait pas ce qu’il fait là, il ne comprend pas l’amitié de ses amis, il ne voit pas leur amour même s’il est conscient de leur soutien et des angoisses qu’il leur fait vivre. Comme il nous l’explique dans l’un des plus beaux passages du livre, au moment où il envisage le suicide :

« For a while, they would mourn him, because they were good people, the best and he was sorry for that –but eventually they would see that their lives were better without him in it. They would see how much time he had stolen from them ; they would understand what a thief he had been, how he had suckled away all their energy and attention, how he had exsanguinated them. He hoped they would forgive him ; he hoped they would see that this was his apology to them. He was releasing them – he loved them most of all, and this was what you did for people you loved : you gave them their freedom. »

« Ils le pleureraient pendant un moment, parce que ce sont de bonnes personnes, les meilleures, et il en était désolé – mais le temps passant ils s’apercevraient que leurs vies seraient mieux sans lui. Ils s’aperçevraient de tout le temps qu’il leur a volé ; ils se rendraient compte qu’il était un voleur, à quel point il leur a pris toute leur énergie et leur attention, à quel point il les a rendus exsangues. Il espérait qu’ils lui pardonnent ; il espérait qu’ils se rendent compte que tout cela était en fait une façon de s’excuser auprès d’eux. Il était en train de les libérer – il les aimait plus que tout, et c’est ça que l’on fait aux gens qu’on aime : on leur rend leur liberté. »

 

Jude ne veut jamais suivre leurs conseils au risque d’aller encore plus mal, mais ses amis sont toujours là. Et ont toujours de nouvelles idées pour lui permettre d’avancer au propre comme au figuré.

Comme lorsque Willem propose à Jude de rentrer en taxi pour ne pas que son ami marche trop, en feignant lui-même la fatigue.

« This is Willem’s new strategy, and he is very fond of it : instead of telling him he can’t do certain things because it’s not good for its legs and back, Willem instead tries to make himself sound incapable in order to dissuade him. These days Willem is always too tired to walk, or too achey, or too hot, or too cold. But he knows that these things are untrue. »

C’est la nouvelle stratégie de Willem et il l’apprécie tout particulièrement : au lieu de lui dire qu’il ne peut pas faire ceci ou cela à cause de ses jambes et de son dos, Willem essaie de lui faire croire qu’il n’est pas en état lui-même pour l’en dissuader. Ces jours-ci Willem est toujours trop fatigué pour marcher, ou trop mal en point, il a trop chaud ou trop froid. Mais il sait que ces excuses ne sont pas réelles.

Mais au-delà d’un roman d’amitié, c’est un livre qui questionne sur la famille, sur le passé, sur la carrière, sur les regrets et la honte, sur l’homosexualité… bref il y a tant de niveaux de lecture que chacun y trouvera son compte.

La construction des personnages est fabuleuse : on les connaît par cœur, ils sont là page après page, ils existent, on pense les côtoyer réellement, on pleure avec eux. Leurs réactions ou leurs réflexions nous rappellent les nôtres et l’on ne peut s’empêcher de se reconnaître dans l’un d’entre eux, de temps à autre.

Concernant le style on ne peut être aussi enthousiaste. L’auteur passe de personnage en personnage sans que l’on arrive parfois à savoir immédiatement dans la tête duquel on se trouve. Ce n’est qu’au bout de quelques lignes d’un chapitre que l’on s’aperçoit que le narrateur est J.B, ou Jude ou Malcolm.

Il y a aussi beaucoup de longueurs. Parfois on nage en pleine confusion, la syntaxe est douteuse, et l’on ne sait plus qui parle de qui. Les descriptions peuvent être ciselées et très précises comme ces moments passés par Jude dans sa salle de bain avec ses rasoirs, qui sont presque insupportables à lire.

« He has long ago run out of blank skin on his forearms, and he now recuts over old cuts, using the edge of the razor to saw through the tough, webby scar tissue: when the new cuts heal, they do so in warty furrows, and he is disgusted and dismayed and fascinated all at once by how severely he has deformed himself. »

« Cela fait déjà longtemps qu’il lui est impossible de trouver un morceau de peau sans cicatrice sur ses avant-bras, et il se taillade maintenant à travers ses anciennes blessures, utilisant la pointe du rasoir pour scier l’épais tissu cicatriciel : lorsque les nouvelles blessures guérissent, elles forment des sillons verruqueux, et il est à la fois dégoûté, consterné et fasciné par la gravité des déformations qu’il s’inflige. »

Mais elles peuvent aussi fatiguer à coups de métaphores inutiles.

On pourra également reprocher à Hanya Yanagihara d’avoir concentré l’histoire sur Jude et Willem, après nous avoir présenté Malcolm et J.B, qui à part quelques moments de gloire, n’ont finalement pas beaucoup de place dans les 500 dernières pages du livre.

C’est un livre noir, qui procure des émotions intenses, même si on a beaucoup reproché à Hanya Yanagihara, notamment cette critique du NY Times, d’avoir créé des situations irréelles, qui n’auraient jamais pu arriver. Où sont les limites de la souffrance que peut endurer un personnage de fiction ? La vie en vase clos de ces quatre personnages à la réussite fabuleuse est-elle crédible ?

Peu importe.

Si vous pleurez, si vous ressentez de l’empathie, si vous ne voulez pas refermer le livre pour ne pas laisser vos amis à l’intérieur, alors oui l’histoire est plausible. Car on ne peut pas ressentir de peine pour des personnages qui ne pourraient pas exister. On ne peut pas pleurer pour des situations qui ne seraient pas crédibles.

Hanya Yanagihara le reconnaît dans une conversation avec son éditeur pour Slate.com :

« Everything in this book is a little exaggerated : the horror, of course, but also the love. I wanted it to reach a level of truth by playing with the conventions of a fairy tale, and then veering those conventions off path. I wanted the experience of reading it to feel immersive by being slightly otherwordly, to not give the reader many contextual tethers to steady them. »

Tout dans ce livre est un peu exagéré : l’horreur, bien sûr, mais aussi l’amour. Je voulais qu’il atteigne un certain niveau de vérité en jouant avec les conventions du conte de fée, et en les détournant ensuite. Je voulais que le livre soit lu comme une immersion dans un autre monde, et ne pas donner aux lecteurs des éléments contextuels qui les oriente. 

Hanya Yanagihara , auteur de A Little Life

Hanya Yanagihara
(PHOTO AFP)

A Little Life cartonne outre-atlantique et outre-manche depuis sa sortie au mois de mars 2015. Il est en tête de toutes les listes de recommandations littéraires, il a reçu beaucoup d’éloges et a occupé les pages culture et livres des magazines et quotidiens à plusieurs reprises au cours de cette année.

Il a été sélectionné pour plusieurs prix dont le Man Booker Prize 2015, et le National Book Award 2015 et cette année dans le Baileys Women’s Prize For Fiction dont le résultat est attendu en juin.
Le roman n’est pas encore traduit en français, on espère qu’il le sera.

C’est LE livre dont on parle et comme pour tous les livres qui deviennent des best-sellers, un doute peut saisir le lecteur quant au possible caractère commercial et insipide du contenu.

Et là rien de tout ça, il est impossible de sortir indemne de cette histoire. C’est un livre remarquable. Courez, plongez, allez rejoindre Willem, Malcolm, JB et Jude. Tout de suite.

 

Grief Is The Thing With Feathers by Max Porter
News, Prix

Max Porter remporte l’International Dylan Thomas Prize 2016 avec Grief Is The Thing With Feathers

Samedi dernier, les anglais ont rendu hommage au poète gallois Dylan Thomas, comme tous les ans à la même date. C’était également le jour de l’annonce du lauréat de l’International Dylan Thomas Prize.

Comme je vous l’ai expliqué il y a quelques semaines sur le blog, l’International Dylan Thomas Prize récompense un ouvrage en anglais rédigé par un auteur âgé de moins de 39 ans.

C’est Max Porter qui a remporté la 10ème édition, et la mise… puisqu’il empoche 30.000 £ au passage (38.000 €).

Max Porter, écrivain

Max Porter, lauréat de l’International Dylan Thomas Prize 2016

Son livre Grief Is The Thing With Feathers, publié par Faber & Faber, est son premier roman. Il a été qualifié « d’exploit extraordinaire en prose imaginative » par le jury du prix.   

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