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Hop sur la pile !, News

Halloween BOOks !

En ce week-end d’Halloween, il me paraît indispensable de vous donner quelques idées de livres à lire près des citrouilles, et sous quelques toiles d’araignée ! En plus, au cas où vous l’auriez oublié, nous avons gagné une heure dimanche et j’imagine qu’au lieu de la passer à dormir vous avez envie de la passer à lire ! Une heure de bonus pour tourner des pages ça ne se refuse pas ! 

Je ne suis pas fan de littérature fantastique ou d’horreur donc je ne vais pas vous faire des recommandations spécialisées je vous rassure ! Mais j’ai juste quatre livres à vous proposer pour passer un bon 31 octobre, sur le thème du sang, des sorcières et du mystère. 

 

The Penguin Book Of Witches, par Katherine Howe 

Couverture du Penguin Book Of Witches

The Penguin Book Of Witches, par Katherine Howe

 

Si ça ce n’est pas un livre pour Halloween, je ne sais plus quoi vous recommander ! The Penguin Book Of Witches, c’est un condensé de témoignages historiques sur la sorcellerie, et surtout sur les accusations de sorcellerie qui ont émaillé l’Histoire, avec notamment le célèbre procès des sorcières de Salem de 1692. Des dépositions des « sorcières » jusqu’aux témoignages, en passant par les textes signés de la main du Roi James… 300 ans de chasse aux sorcières compilés dans ce petit livre de poche. Au-delà de ces compte-rendus, et histoires effrayantes, le livre essaie de nous faire comprendre ce qui se cachait vraiment derrière cette paranoïa puritaine américaine. La haine d’une certaine communauté de femmes différentes évidemment, pour la plupart célibataires, ou médecins (ce qui était très mal vu à l’époque), mais aussi un sursaut d’autorité de la part du Gouvernement qui aurait organisé ces persécutions pour instaurer un climat de haine et de peur. Finalement l’histoire se répète éternellement, et si la chasse aux sorcières est terminée depuis bien longtemps, la mise au ban de certaines communautés ou l’isolement des personnes différentes pourraient constituer la déclinaison moderne du procès de Salem. Diviser et propager la haine et le doute pour mieux régner !

Fans de chaudrons et de balais, passez votre chemin, mais férus d’histoire foncez ! 

 

The Penguin Book Of Witches – Katherine Stowe
320 pages
Penguin Classics 
2014

 

 

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Photo cover Autumn by Ali Smith
Articles traduits, News

L’ « Observer » (supplément week-end du Guardian) a rencontré Ali Smith, qui publie « Autumn » son 8ème roman – Traduction.

En Grande-Bretagne chaque sortie d’un livre d’Ali Smith est un événement. Elle est moins connue chez nous, où seulement quatre de ses livres ont été publiés en français. 

Née en 1962, elle est écossaise mais vit aujourd’hui à Cambridge. 

Elle publie son premier recueil de nouvelles en 1995 : « Free Love and Other Stories«  . Elle remporte alors le Saltire First Book of the Year Award. Depuis sa cote auprès des lecteurs n’a pas cessé de grimper et les récompenses pleuvent ! Elle fait des allers-retours entre les nouvelles et le roman. Son premier roman « Like » est sorti en 1997. Suivront « Hotel World« , « The Accidental« , « There but for The« , et « How To Be Both« , le dernier paru, en 2014. 

Certains la qualifient de digne héritière de Virginia Woolf, en tout cas sa langue est riche, elle n’hésite pas à jouer avec les perspectives à la manière d’un peintre. Elle couvre toujours des thèmes ambitieux mais avec souvent une pointe d’humour. Elle s’égare parfois dans les jeux de mots et l’imagination. 

En 2015 elle a été faite Commandeur de l’Ordre de l’Empire Britannique. 

« Autumn » est sorti le 20 octobre dernier, est sera le premier roman d’une série de quatre (comme les quatre saisons mais est-ce bien utile de le préciser…) . Il s’agit du premier livre « post-Brexit ». Le roman est ambitieux : il se veut une analyse sociale et une méditation sur 2016, cette année presque écoulée. Et cette prise de distance passe par des personnages : Daniel est centenaire, sa voisine Elisabeth née en 1984 a l’avenir devant elle, dans un pays divisé par le référendum et laissé en pièces juste avant l’été. 

L’histoire de cette amitié possède en vérité plusieurs couches et de flashback en flashback, Ali Smith essaie de comprendre la société d’aujourd’hui : ces murs, ces barrières, qui se dressent petit à petit entre les peuples, ces divisions qui rendent fou…et le temps qui passe. (Je vous laisse apprécier le « see you next week » sur la page de garde ;))

Dédicace d'Ali Smith au début de son livre: "see you next week"

« See you next week »

 

 

Traduction (libre) de l’article d’Olivia Laing, daté du 16 octobre 2016 et paru dans The Observer (édition du dimanche du Guardian).

Ali Smith dans son jardin

Ali Smith chez elle à Cambridge, Octobre 2016 – Photo: Antonio Olmos pour l’Observer

Chez Ali Smith, la porte d’entrée est entrouverte. Elle vit à Cambridge, dans une maison, presque à l’abri des regards, au milieu d’un lotissement de cottages victoriens. Les jardins se font face, les barrières ayant été retirées depuis longtemps. Nous sommes à la fin du mois de septembre, et le pommier qu’elle aime tant est encore chargé de fruits. Un pull vert jeté sur ses épaules, elle me fait signe de monter la rejoindre jusqu’à son studio pour admirer un dernier rayon de soleil.

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Critiques

3 Book Reviews

J’ai lu ces trois livres ce mois-ci, trois livres fortement recommandés par les critiques, les booktubers, les libraires etc… Donc trois livres que je m’attendais à adorer ce qui n’est finalement pas le cas pour tous. C’est pour cette raison que je ne leur accorde pas un post entier à chacun.

Sachez que ces trois livres sont très différents les uns des autres, n’ont rien à voir entre eux que ce soit au niveau du genre, de l’histoire, des personnages etc… mais pourquoi pas en parler dans un même article !

 

The Essex Serpent, par Sarah Perry : mon préféré.

The Essex Serpent by Sarah Perry - éd. Serpent's Tail

The Essex Serpent by Sarah Perry – éd. Serpent’s Tail

 

Comment ne pas acheter ce livre juste pour la couverture ?? Les toqué(e)s de bouquins comme moi savent que parfois il suffit d’un rien pour déclencher un achat, et la couverture de ce livre est absolument sublime et donne envie de se balader avec dans le métro, rien que pour le plaisir d’avoir l’objet à la main, comme une pochette ou un petit sac.

Bon, passés ces commentaires très peu littéraires, ce livre est génial et je vous le recommande chaudement. Nous sommes dans l’Angleterre victorienne de la fin du 19ème siècle et nous partons à la rencontre de Cora Seaborne, fraîchement veuve et plutôt soulagée… Mariée à, feu, un aristocrate anglais et vivant dans un manoir en plein coeur de Londres, elle décide de s’exiler, à la mort de son mari un peu violent, à la campagne avec son petit garçon. Elle choisit le village de Aldwinter, dans l’Essex. Pourquoi ? Parce que Cora s’intéresse fortement à la biologie et à l’archéologie et qu’une rumeur fait état d’une drôle de créature peuplant les côtes d’Aldwinter, baptisée par les habitants « Essex Serpent« .

Elle s’y installe donc avec son fils, et sa « gouvernante », la jeune Martha. Elle va alors rencontrer le pasteur du village, William Ransome, marié avec enfants. Une relation amicale va alors naître entre ces deux-là que tout oppose : Cora est une naturaliste qui ne croit pas à la religion et qui croit en l’existence de la bête affreuse dont on lui a parlé ; William lui pense que l’existence de l’Essex Serpent ne peut être démontrée et que cette rumeur provient de la perte de foi des habitants du village qui trouvent dans cette créature une façon de croire à autre chose, et une raison de se réunir autour du sentiment de panique.

S’en suivront des conversations à n’en plus finir, des lettres, des situations cocasses qui donneront envie au lecteur qu’il se passe quelque chose entre les deux…

En dehors de ces deux fortes personnalités, on trouvera également plusieurs autres personnages tels que le médecin de feu Monsieur Seaborne, de qui Cora et Martha sont restées très proches, ou le couple d’amis de Cora qui lui présenteront le pasteur et sa famille.

Je ne vous en dis pas plus sur l’histoire pour ne pas spoiler ! Les personnages sont extrêmement bien construits, l’histoire est tortueuse mais on rentre dedans très vite grâce au fabuleux décor que nous dresse Sarah Perry : d’abord le Londres des années 1890, puis l’Essex terre natale de l’auteur, charmante campagne anglaise que l’on a l’impression de parcourir. Et surtout Cora représentée comme une forte tête, intelligente, cultivée, qui ne pleure pas la mort de son mari sous des chapeaux à la mode… Elle se fiche bien des apparences, et se moque de la bienséance, tout en composant une héroïne parfaite de la fin du 19ème siècle. on croirait presque que le roman a été écrit cent ans plus tôt. le livre est drôle, ironique, aborde des sujets fantastiques tels que la superstition et la foi, mais aussi la société des années 1890, l’amitié.

Sarah Perry n’est pas une inconnue des étagères de best-sellers des librairies anglaises puisqu’elle a rencontré un énorme succès avec son premier roman After Me Comes The Flood en 2014. Avec The Essex Serpent, Sarah Perry a reçu des critiques élogieuses des plus grands quotidiens nationaux britanniques, elle a même été comparée à Bram Stocker ou Charles Dickens par le poète John Burnside sur la 4ème de couverture.

« The Essex Serpent »

Auteur : Sarah Perry
Editeur : Serpent’s Tail
Pages : 418

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The Green Road par Anne Enright
Critiques

« The Green Road » , Anne Enright

The Green Road est le 6ème roman d’ Anne Enright, auteure irlandaise qui a également publié deux recueils d’histoires et un essai.

Le roman a été notamment nommé pour le Costa Award en 2015, le Man Booker Prize l’an dernier également, et pour le Baileys Women’s Prize for Fiction cette année (voir ici)

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Hop sur la pile !

Hop Sur La Pile #1

Il y a quelques jours j’ai commandé ces trois livres et je les attends avec impatience ! La prochaine chronique sera peut-être sur l’un de ceux-là.

  • “The Little Red Chairs” par Edna O’Brien (Faber & Faber) 320p.
  • “The Long Shadow Of Small Ghosts” par Laura Tillman (Scribner) 256p.
  • “The Year of the Runaways” par Sunjeev Sahota (Picador) 480p.

 

« The Little Red Chairs« 

Le dernier et 24ème livre d’Edna O’Brien était très attendu, le précédent remontant à plus de dix ans. L’auteur, d’origine irlandaise, s’est inspiré du personnage de Radovan Karadzic, le Boucher des Balkans, pour nous parler du mal et de la fascination qu’il exerce sur l’Homme.

The Little Red Chairs by Edna O' Brien (Faber & Faber)

The Little Red Chairs by Edna O’ Brien (Faber & Faber)

Plot

Vlad, un soi-disant guérisseur venu tout droit d’Europe de l’Est, s’installe dans un village irlandais et au fil des jours suscite la fascination des habitants. Une femme en particulier, Fidelma, s’amourache du « docteur ». Mais tout s’écroule lorsque l’homme est arrêté : il n’est pas guérisseur mais criminel de guerre. Direction donc La Haye et son Tribunal, où il sera non seulement confronté à ses crimes mais aussi à Fidelma qui a traversé l’Europe pour le retrouver.

Il va sans dire que chaque livre d’Edna O’Brien se doit d’être lu, donc sans même savoir ce que je peux en attendre je l’ai commandé et j’espère le lire vite. Les critiques sont plutôt élogieuses et le sujet semble prenant donc… à voir !

 

« The Long Shadow Of Small Ghosts« 

Il s’agit du 1er livre de Laura Tillman, (@latillman) journaliste originaire du New jersey, ayant travaillé pour The New York Times, The Wall Street Journal, ou The Nation  entre autres.

The Long Shadow Of Small Ghosts

The Long Shadow Of Small Ghosts by Laura Tillman (Scribner)

Plot

Le 11 mars 2003, à Brownsville au Texas (l’une des villes les plus pauvres des Etats-Unis), un couple assassine ses trois jeunes enfants. A la suite de cet horrible fait divers, certains voisins décident qu’il faut détruire l’immeuble où a eu lieu le crime, le décrivant comme un immeuble hanté. Cinq ans plus tard Laura Tillman couvre l’histoire pour le journal local et se pose cette question : peut-on parler d’ « immeuble du mal » ? Son enquête va la mener bien plus loin que cette simple question.  Ses recherches vont l’emmener sur les traces de cette famille dysfonctionnelle, et la faire s’interroger sur les effets à long terme d’un crime sur toute une communauté. Une fois que les reporters et le chagrin détalent, que reste-t-il du fait divers et de ses conséquences ?

J’ai beaucoup vu passer ce livre dans les articles résumant les sorties du mois et les livres à lire absolument et son sujet m’a intrigué. Je ne suis pas absolument sûre que ce crime affreux possède un très grand intérêt littéraire, du moins sur 250 pages, mais l’angle me plaît bien et le travail journalistique de Laura Tillman semble très abouti. La qualité littéraire demeure un mystère, mais je l’ai mis dans mon panier et je l’attends avec impatience !

« The Year of the Runaways« 

Le 2ème roman de Sunjeev Sahota sorti il y a 6 mois a déjà été sélectionné pour plusieurs prix littéraires dont le Man Booker Prize 2015 (raté de peu), et l’International Dylan Thomas Prize 2016,(IDTP, la shortlist 2016) et c’est ce qui a attiré mon attention.

Book cover of The year of The Runaways by Sunjeev Sahota

« The year Of The Runaways » by Sunjeev Sahota (Picador)

Plot

Le livre raconte l’histoire d’une indo-britannique et de trois jeunes indiens immigrés en Angleterre, la façon dont ils y sont arrivés, les raisons qui les y ont amenés et la manière dont ils vont survivre. Colocataires dans une maison à Sheffield où vivent treize personnes expatriées comme eux et cherchant à s’en sortir, les trois hommes se battent pour se faire une place dans leur pays d’accueil, tout en faisant face à la violence, au racisme et au système de castes qui a émigré avec eux.

Le roman est plus que jamais d’actualité, et Sunjeev Sahota est maintenant un habitué de ce genre de thèmes puisqu’il s’est fait connaître en Grande-Bretagne en traitant d’un autre sujet brûlant : le terrorisme.

Son 1er roman « Ours Are the Streets » inspiré par les attentats du 7 juillets 2005 à Londres, a remporté le prix Granta en 2013 qui récompense les meilleurs jeunes auteurs britanniques.

Toutes les critiques que j’ai pu lire pour l’instant encensent l’ouvrage, mais elles précisent bien qu’il faut s’accrocher les cent premières pages… Je vous tiens au courant !