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Critiques, Prix

Lincoln In The Bardo de George Saunders, gagnant du Man Booker Prize 2017

Si le Prix Goncourt 2017 a déjoué tous les pronostics des critiques littéraires, des lecteurs, et des libraires d’ailleurs, prouvant ainsi que les favoris n’arrivent pas toujours sur le podium, le Man Booker Prize a fait totalement l’inverse cette année !

La victoire de George Saunders, avec Lincoln In The Bardo, récompense un livre déjà best-seller dans tous les pays où il a été publié : il était l’un des favoris cette année, avec Autumn d’Ali Smith. La popularité de ce récit est d’autant plus étonnante qu’il n’est pas si facile à aborder… mais les anglo-saxons sont plutôt téméraires lorsqu’il s’agit de récompenses, et la forme de l’ouvrage est sûrement ce qui lui a permis de sortir du lot.

Man Booker Prize Winner : Lincoln In The Bardo par George Saunders (éd. Bloomsbury)

Lincoln In The Bardo par George Saunders – Gagnant du Man Booker Prize 2017 (éd. Bloomsbury)

Ça raconte quoi ?

Lincoln In The Bardo, littéralement Lincoln dans le Bardo, a bien pour protagoniste le président américain Abraham Lincoln… mais ce n’est pas lui qui se retrouve dans le « bardo », c’est son fils Willie, âgé de 12 ans.

 

Nous sommes en février 1862, un an après le début de la Guerre de Sécession, et le petit Willie Lincoln meurt de la fièvre typhoïde. Les époux Lincoln sont inconsolables, à tel point qu’Abraham décide de veiller le corps de son fils dans la crypte du cimetière Oak Hill à Gerogetown, où Willie doit être enterré. Il y passe des heures, tenant le corps sans vie de son fils dans ses bras.

Willie n’est plus, mais son esprit rôde dans le cimetière, et il assiste à la scène touchante de son père ne lâchant pas son corps en le pleurant. Willie est en fait coincé dans le « bardo » : mot tibétain qui désigne cet état transitionnel entre la mort et la renaissance, entre le moment ou l’esprit quitte le corps et son élévation vers un hypothétique « ailleurs ».

 

Il n’est pas seul : ils sont des dizaines d’esprits à peupler le cimetière en attendant de passer « de l’autre côté ». La plupart de ces fantômes sont dans un état de déni par rapport à leur mort : ils se croient simplement malades, désignant même leurs cercueils comme des « boîtes à malades » (« sick-boxes »). On les entend tous les uns après les autres, ils se succèdent et s’invitent dans l’histoire, formant un roman choral complètement fou.

Emus et impressionnés par le tableau du président américain tenant le corps de son enfant dans ses bras, les esprits veulent s’occuper de Willie qui, lui, refuse obstinément de partir : il attend sur sa tombe, les jambes croisés, que son père revienne le voir.

 

Mais rester trop longtemps dans cet état transitionnel n’est pas bon pour les jeunes esprits : les anciens lui apprennent que s’il ne part pas au plus vite vers l’au-delà, il se détériorera : il sera emportée par des âmes damnées et sa conscience sera dégradée.

Deux des acolytes de Willie , les fantômes Hans Vollman et Roger Bevins III, vont alors prendre les choses en main et tenter de retrouver Abraham Lincoln, essayer de le ramener dans la crypte en pénétrant son esprit, afin qu’il puisse enfin dire au revoir à son fils une dernière fois, et le convaincre de passer de l’autre côté…

 

Qui est George Saunders ?

George Saunders avec son livre, ‘Lincoln in the Bardo’ à Londres le 17 octobre 2017.

George Saunders est parti d’une anecdote qui lui a été rapportée par un membre de sa famille il y a déjà une vingtaine d’années : la veillée du corps de Willie Lincoln par son père au soir de sa mort. Impossible de savoir si l’histoire est vraie, les historiens ne sont pas d’accord sur le sujet. En tout cas ce qui est sûr c’est que le président américain a beaucoup pleuré son fils qu’il adorait, alors qu’au moment de son décès, il vit dans un contexte politique compliqué, embourbé dans la Guerre Civile.

 

On a déjà tout écrit sur Abraham Lincoln, la figure américaine à qui est consacrée un nombre incalculable de biographies, il s’agissait donc pour George Saunders de relever un défi :  écrire sur Abraham à travers le personnage de Willie.

Lincoln In The Bardo est le premier roman de George Saunders, qui n’est pourtant pas un inconnu des lettres américaines, au contraire.

Ce « master of short stories » (maître de la nouvelle) est très réputé pour ses écrits courts outre-atlantique. Ce roman était donc très attendu et a reçu un bel accueil à sa sortie l’hiver dernier, en devenant immédiatement un best-seller aux Etats-Unis.

George Saunders, né en 1958, n’a pas toujours écrit que des fictions… : son premier métier c’est rédacteur technique en géophysique d’exploration. Dans les années 90, il commence à rédiger des histoires d’abord pour le plaisir, et sur son temps de travail, ce qui explique le choix d’histoires courtes qui n’interféraient alors pas trop avec ses ennuyeux rapports à rendre.

Il se lance ensuite dans le journalisme, puis consacre très vite tout son temps libre à l’écriture et finit par en vivre.

Son premier ouvrage, CivilWarLand in Bad Decline paraît en 1996. Il écrit ensuite 7 autres recueils de nouvelles avant de s’attaquer à Lincoln In The Bardo. Parmi eux, Pastoralia en 2000, ou Tenth of December : stories en 2013. Il n’est pas beaucoup traduit en français mais ce dernier livre et a été publié chez nous aux éditions de l’Olivier en 2015, sous le titre de « Dix Décembre » , traduit par Olivier Deparis. Ses nouvelles abordent en général les thèmes de la société de consommation et évoquent une satire de l’Amérique.

 

Pourquoi c’est bien ?

Dans  Lincoln In The Bardo , George Saunders aborde donc le thème de la mort, de l’au-delà et du lâcher-prise, des sujets qu’il a déjà abordés auparavant dans ses recueils de nouvelles par petites touches dans plusieurs histoires,  par le biais de certains personnages, des fantômes, qui se demandent pourquoi ils sont là, et ont du mal à accepter leur mort.

Mais à un degré plus élevé, on peut voir dans ce livre, une évocation des morts de la Guerre de Sécession et de l’empathie que Lincoln a pu éprouver pour ses soldats, à travers le deuil de son fils.

La question de la mort et de ce qu’il y a après obsède beaucoup George Saunders, et ce roman est en quelque sorte un condensé de tout le talent de Saunders qui sait habilement combiner l’humour et la noirceur. 

 

 

La mort tournée en dérision

Si le livre est centré sur la mort, et la façon dont l’être humain peut se trouver dans le déni de ce qui va lui arriver, il est peuplé de personnages hauts en couleurs. Certains ont connu une mort violente, d’autres plutôt drôle, et leur recul sur ce qui leur est arrivé, la façon qu’ils ont de le raconter est parfois hilarante.  

 

Les personnages ont tous raté quelque chose, manqué des opportunités… Ils se plaignent de leur condition, ne se remettent pas de leur décès, n’y croient pas pour la plupart…La solitude et l’égoisme de certains d’entre eux reflètent nos préoccupations de tous les jours, nos défauts, nos craintes les plus extrêmes.

 

On y rencontre un ancien soldat, un révérend déshonoré, un monsieur qui s’est pris le plafond sur la tête alors qu’il allait consommer son mariage, un chasseur d’ours… bref une belle galerie de personnages.

 

En fait c’est un cimetière qui prend vie et c’est bien là toute l’originalité du concept…

 

Le deuil de la nation

La famille Lincoln, Willie est le deuxième en partant de la gauche.

La Guerre de Sécession aura duré 4 ans (entre 1861 et 1865) et aura fait au total plus de 615.000 morts dans les deux camps : les partisans de l’Union et les Confédérés.

La perte de Willie coïncide avec les premiers mois de cette guerre civile, qui fit tomber très vite des centaines de soldats, dont les propres frères de Mary, la femme d’Abraham Lincoln. La période est donc très difficile pour le président américain qui se sent responsable de la perte de son fils, de ses beaux-frères, et des centaines d’adolescents arrachés à leurs parents, pendant le conflit.

 

Les corps s’empilent au fur et à mesure des batailles et des milliers de familles américaines se retrouvent en deuil du jour au lendemain.

 

Lorsque Lincoln se rend sur la tombe de Willie, il ne pleure donc pas seulement la mort de son fils, mais celle de tous « ses » fils : les soldats, qu’ils soient nordistes ou sudistes. Le livre de George Saunders nous permet de comprendre à quel point il fut compliqué pour Abraham Lincoln de retrouver l’envie et le courage de diriger ses troupes au milieu de tous ces fantômes.

 

On le comprend encore mieux lorsque les esprits essaient de le convaincre de s’éloigner du cimetière, de laisser Willie partir, comme une façon de le pousser vers  la « lumière » et de le convaincre de résister aux épreuves. Tandis que lui, réalise que son chagrin est universel, et que d’autres familles sont en train de vivre la même chose que lui.

His mind was freshly inclined toward sorrow,” (…) “toward the fact that the world was full of sorrow, that everyone labored under some burden of sorrow; that all were suffering; that whatever way one took in this world, one must try to remember that all were suffering (none content; all wronged, neglected, overlooked, misunderstood), and therefore one must do what one could to lighten the load of those with whom one came into contact; that his current state of sorrow was not uniquely his, not at all, but, rather, its like had been felt, would yet be felt, by scores of others, in all times, in every time, and must not be prolonged or exaggerated, because, in this state, he could be of no help to anyone and, given that his position in the world situated him to be either of great help or great harm, it would not do to stay low, if he could help it.

Une forme inédite et déconcertante

L’ambiance du livre est tout à fait unique et fantastique, c’est aussi grâce à la forme ultra-originale du texte de Saunders , qui accompagne ce folklore de personnages.

Extrait de « Lincoln In The Bardo » par George Saunders

On croit tenir dans les mains un scénario, voire une pièce de théâtre : les dialogues s’enchaînent, les esprits vont et viennent, racontent leur histoire chacun leur tour, et il y a en fait très peu de passages qui ne soient pas « parlés ».

Il faut vraiment passer les trente premières pages pour apprécier l’oeuvre : on entre complètement déconcerté par cette histoire, comme si l’on ouvrait un plan sans rien comprendre à la route. Lorsqu’on entend « roman » on pense « histoire », « prose », « construction des personnages », rien de tout ça ici, rien n’est conforme à ce que l’on peut attendre d’un roman sur Abraham Lincoln ou sa famille.

 

Plus de 150 personnages vont peupler le cimetière de Oak Hill, ainsi que notre cerveau, puisqu’il est très compliqué de gérer toutes ces voix qui s’expriment les unes après les autres, voire en même temps.

 

C’est là que réside le tour de force de ce roman : amener le lecteur dans une histoire construite, y introduire de l’émotion, des sentiments, de la réflexion et beaucoup de créativité, mais par le biais d’une construction théâtrale, voire cinématographique.

 

Pour couronner le tout, George Saunders s’amuse beaucoup avec les références historiques : il source à peu près toutes ses descriptions … mais certaines références sont complètement fausses et inventées. Au lecteur de s’y retrouver !

 

C’est donc un Man Booker Prize mérité, populaire et pointu en même temps. Vous pouvez d’ailleurs retrouver les autres nommés par ici.

C’est la deuxième année de suite qu’un américain est couronné du Man Booker, même si cela ne fait que quatre ans que le prix est ouvert aux auteurs d’origine américaine. Beaucoup pensaient donc que le prix reviendrait à un ou une britannique cette année, afin de calmer les esprits, surtout ceux qui n’étaient pas ravis de l’ouverture du prix à un plus vaste panel d’auteurs.

Livre trop populaire, auteur non-britannique, bref rien n’était joué pour George Saunders bien qu’il soit parti favori… comme quoi en France, en Grande-Bretagne ou ailleurs, personne ne peut prévoir le résultat d’un prix littéraire… de toute façon peu importe, ce qui compte c’est de lire ce qui vous plaît…!

Sachez néanmoins si vous désirez vous lancer dedans, que le livre audio de Lincoln In The Bardo est très sympa : les 160 personnages sont joués par différents acteurs comme David Sedaris, Lena Dunham, ou encore Ben Stiller. George Saunders lui-même, participe…

Et pour ceux qui ne voudraient pas s’y risquer en V.O, sachez qu’il sortira l’année prochaine chez Fayard en français.

 

Happy reading 😉 !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix

Man Booker Prize 2017 : la « longlist »

Si en France, l’automne va de pair avec la rentrée littéraire et sa déferlante de récompenses, au Royaume-Uni, c’est l’été que les choses sérieuses se préparent : le Man Booker Prize est le prix littéraire le plus prestigieux du monde anglophone et c’est toujours à la fin du mois de juillet que le jury annonce sa 1ère sélection.

Pour rappel le Man Booker récompense les romans de fiction écrits en langue anglaise, provenant de n’importe quel pays pourvu qu’ils aient été publiés au Royaume-Uni.

 

Nous connaissons donc depuis hier, 27 juillet, les 13 titres en compétition et si vous suivez ce blog, vous allez forcément reconnaître certains romans dont je vous ai déjà parlé cette année !

 

Treize à la douzaine

Man Booker Prize 2017 – Longlist

 

4 3 2 1 par Paul Auster (US) (Faber & Faber)
Cela fait sept années que l’auteur new-yorkais n’avait pas publié un roman… 4 3 2 1 c’est l’histoire des quatre vies parallèles de Archibald Isaac Ferguson : 866 pages qui couvrent différents choix et donc 4 destins différents pour un seul personnage. Un réel tour de force littéraire qui couvre un demi-siècle de l’Histoire des Etats-Unis, auquel s’est attelé l’auteur de Sunset Park et de The New York Trilogy. 

Vous pouvez retrouver une interview de Paul Auster traduite par mes soins pour le Eponine & Azelma ici.

 

Days Without End par Sebastian Barry (Irlande) (Faber & Faber)
Le jeune Thomas McNulty, âgé de 17 ans à peine, arrive aux Etats-Unis, seul, au début des années 1850, après avoir fui la Grande Famine irlandaise, sa famille ayant péri des suites de cette catastrophe. Sans le sou, il débarque dans le Missouri et fait la connaissance d’un autre adolescent solitaire : John Cole. Ils finissent tous deux par tomber amoureux et s’engagent dans l’armée américaine qui se bat alors contre les amérindiens. Ils vont alors vivre au rythme des combats et tenter de fonder une famille atypique pour l’époque.

Ma critique de Days Without End est disponible par ici.

 

The History of Wolves  par Emily Fridlund (US) (Weidenfeld & Nicolson)
Il s’agit d’un premier roman : on suit les premiers pas dans l’adolescence de Linda, âgée de 14 ans, une jeune fille un peu gauche et différente, au sein d’une communauté rurale du Minnesota.

 

Exit West par Mohsin Hamid (Pakistan-UK) (Hamish Hamilton)
L’histoire se déroule dans un pays sans nom, en plein Moyen-Orient : un jeune couple démarre une relation amoureuse en pleine guerre civile. Ils doivent trouver un moyen de sortir du pays, au fur et à mesure que le conflit s’embrase.

Solar Bones par Mike McCormack (Irlande) (Canongate)
Le roman se compose d’une seule phrase de 200 pages : Marcus Conway, attablé dans la cuisine se remémore les grandes phases de sa vie.

Reservoir 13 par Jon McGregor (UK) (4th Estate)
Rebecca, 13 ans, disparaît alors qu’elle est en vacances avec sa famille dans le centre de l’Angleterre. Les villageois de Peak District se mettent à rechercher la jeune fille, mais la vie doit reprendre son cours en parallèle. On suit alors l’activité du village et les difficulté que vont éprouver ses habitants à reprendre leur activité, tout en n’abandonnant pas les recherches.

Elmet par Fiona Mozley (UK) (JM Originals)
C’est également un premier roman : Daniel et Cathy sont frère et soeur et grandissent seuls dans une maison bâtie par leur père. L’atmosphère tourne au vinaigre entre leur père et les habitants du village.

 

The Ministry of Utmost Happiness par Arundhati Roy (Inde) (Hamish Hamilton)
Il s’agit d’un roman qui traite de la région du Cachemire, disputée par l’Inde et le Pakistan. Une saga indienne qui démarre dans les rues de New Delhi et qui va suivre une batterie de personnages.

Lincoln In The Bardo par George Saunders (US) (Bloomsbury)
Habitué des nouvelles, George Saunders publie là son 1er roman : le fils du président Abraham Lincoln vient de mourir ; Willie entame alors un dialogue avec son père endeuillé.

Home Fire par Kamila Shamsie (UK-Pakistan) (Bloomsbury)
Isma arrive aux Etats-Unis afin de terminer ses études, interrompues lors de la mort de sa mère. Issue d’une fratrie de 3 enfants, elle s’inquiète pour ses frères et soeurs restés à Londres, notamment pour son petit frère disparu alors qu’il voulait vivre comme son père, djihadiste lui aussi disparu. Elle rencontre alors Eamonn, le fils d’un politicien britannique, de confession musulmane. Les destins de leurs deux familles vont alors s’entrechoquer.

 

Autumn par Ali Smith (UK) (Hamish Hamilton)
Il s’agit du premier tome d’une série de quatre livres, comme les quatre saisons.  Autumn est le premier ouvrage de fiction « post-Brexit ». Le roman est ambitieux : il se veut une analyse sociale et une méditation sur 2016. Et cette prise de distance passe par des personnages : Daniel est centenaire, sa voisine Elisabeth née en 1984 a l’avenir devant elle, dans un pays divisé par le référendum et laissé en pièces juste avant l’été. L’histoire de cette amitié possède en vérité plusieurs couches et de flashback en flashback, Ali Smith essaie de comprendre la société d’aujourd’hui : ces murs, ces barrières, qui se dressent petit à petit entre les peuples, ces divisions qui rendent fou…et le temps qui passe.

Vous pouvez aller lire une interview d’Ali Smith que j’ai traduite à l’automne dernier par ici.

Swing Time par Zadie Smith (UK) (Hamish Hamilton)
Le livre est un grand roman social sur l’amitié entre deux filles aux origines diverses, dans le Londres des années 80 à 2000. Tracey et la narratrice (qui n’est jamais nommée) se rencontrent à l’adolescence. Elles ont une passion commune pour la danse. Seul problème : Tracey a beaucoup de talent mais la narratrice n’en a pas autant, elle a les pieds plats. Tracey parvient à ses fins en intégrant une compagnie de danse, tandis que son amie abandonne les chorégraphies et part sur les routes, devenant l’assistante personnelle d’une chanteuse à succès. Le roman repose sur les différences entre les deux amies et leurs destins respectifs : est-on plus heureux lorsque l’on quitte son pays pour réussir ? Comment gérer l’échec ? Au centre du livre  également, la relativisation des étiquettes sociales de chacun des personnages. Et évidemment l’amitié féminine, l’adolescence et la famille.

The Underground Railroad par Colson Whitehead (US) (Fleet)
La star de cette année 2016/2017 : The Underground Railroad a déjà remporté le National Book Award et le Prix Pulitzer (article sur le Prix Pulitzer 2017 ici).
Le roman chronique le parcours d’une jeune esclave, Cora, qui décide de s’évader d’une plantation, en 1812. Dans sa fuite, Cora tue un jeune garçon blanc et devient alors une criminelle recherchée. Elle prend un train pour s’enfuir de ce Sud oppressant. Le train en question, va s’arrêter dans plusieurs états qui représenteront chacun une façon différente de traiter l’esclavage aux Etats-Unis.
Dans une sorte de « Voyage de Gulliver » , Cora va arpenter le territoire américain et entamer une odyssée sans fin dans un monde pré-guerre civile. Le roman souligne la volonté féroce de Cora de s’en sortir dans cette Amérique brutale et sans concession pour les afro-américains, et sa quête de liberté.

The Underground Railroad paraîtra le 23 août prochain aux Éditions Albin Michel, traduit de l’anglais par Serge Chauvin.

 

Qu’en penser ?

144 publications ont été soumises au jury : le résultat combine, comme souvent, premiers romans et habitués, il n’y a donc pas de grosse surprise.

On compte donc 4 américains, 4 britanniques, 2 britanno-pakistanais, 2 irlandais et une indienne. Arundhati Roy, justement, a déjà remporté le Booker Prize il y a 20 ans ; pour leur part Ali Smith, Zadie Smith, Sebastian Barry et Mohsin Hamid ont déjà plusieurs fois été sélectionnés pour le prix sans toutefois le remporter.

Les deux outsiders sont Fiona Mozley et Emily Fridlund, qui sont les moins connus de la liste. Mais comment passer devant Paul Auster, Zadie Smith ou encore Colson Whitehead ?

Avec The Underground Railroad, Colson Whitehead emporte tout sur son passage depuis sa publication fin 2016, y aura-t-il donc un réel suspense cette année ?

Il faut noter que le Man Booker Prize a été ouvert aux américains en 2014. Paul Beatty a été le premier auteur de cette nationalité à le remporter l’année dernier avec The Sellout. Si cette décision a permis de faire connaître un bon nombre d’auteurs issus des Etats-Unis aux lecteurs britanniques, il faut dire qu’à rassembler tous les auteurs anglophones dans les mêmes prix, on se retrouve vite avec les mêmes gagnants.

Si Colson Whitehead mérite amplement son succès et ses récompenses, je serais, pour ma part, ravie qu’une petite place soit laissée à un autre gagnant cette fois, comme Sebastian Barry dont j’ai adoré le Days Without End.

C’est le seul que j’ai vraiment lu de toute la liste, mais je possède dans ma bibliothèque AutumnSwing Time, The Underground RailroadThe Ministry of Utmost Happiness, et 4 3 2 1

Je vais donc pouvoir commencer à lire certains d’entre eux, et attendre la shortlist !

La liste resserrée sera annoncée le 13 septembre prochain, et le grand gagnant sera révélé le 17 octobre !

Prix

Les Prix Pulitzer 2017 en littérature

Les 21 récompenses, que l’on appelle les « Pulitzer Prizes », ont été remises hier soir à New York, à l’Université de Columbia, comme le veut la tradition.

Si vous voulez en savoir plus sur l’histoire du Prix Pulitzer vous pouvez lire l’article que je lui avais consacré l’année dernière ici.

Sans plus attendre voilà les 5 gagnants qui nous intéressent sur Eponine & Azelma : les lauréats des catégories Fiction, Biographie, Histoire, Poésie et Document.

 

Prix Pulitzer de la Fiction 2017 : « The Underground Railroad » par Colson Whitehead (éd. Doubleday)

The Underground Railroad – Colson Whitehead

Best-seller du New-York Times, et lauréat du National Book Award, The Underground Railroad est décidément le livre de l’année aux Etats-Unis. Il se murmure même que Barry Jenkins, le réalisateur du film Moonlight, devrait porter cette histoire à l’écran sous forme de série pour Amazon dans les mois à venir.

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Prix

Baileys Women’s Prize For Fiction 2017 : la shortlist

On connaît enfin les 6 romans nommés pour le Baileys Women’s Prize For Fiction 2017 ! Ils ont été révélés lundi soir et si le choix fût difficile pour le jury, il a pu en surprendre quelques-uns, moi compris!

La liste

Sans plus attendre voici la liste des sélectionnés :

Stay With Me par Ayọ̀bámi Adébáyọ̀̀  (éd. Canongate, Nigérianne)

The Power par Naomi Alderman (éd. Viking, Britannique)

The Dark Circle par Linda Grant (éd. Virago, Britannique)

The Sport of Kings par C.E. Morgan (éd. 4th Estate, Américaine)

First Love par Gwendoline Riley (éd. Granta, Britannique)

Do Not Say We Have Nothing par Madeleine Thien (éd. Granta, Canadienne)

 

Baileys Women’s Prize Prize For Fiction 2017 -Shortlist

 

 

Je vous avais parlé de la longlist ici  et les 16 nommés avaient ravi tout le monde. Cette sélection était particulièrement formidable. Le choix final ne pouvait donc décevoir personne, mais il est surprenant à plus d’un titre.

Plusieurs romans sortis de cette liste avaient pourtant fait l’unanimité chez les critiques, et dans les librairies : il s’agit plus précisément de The Essex Serpent (Sarah Perry), The Lesser Bohemians (Eimear McBride), ou encore de Hag-Seed (Margaret Atwood).

Ces trois-là ne sont donc pas sélectionnés au grand étonnement de tous ! Mais qu’importe ils ont déjà remporté quelques prix et ont été nommés à plusieurs autres prix.

D’autres ont été conservés dans la shortlist alors qu’ils n’étaient pas forcément attendus comme The Sport of Kings (C.E. Morgan), ou encore Do Not Say We Have Nothing (Madeleine Thien), le premier pour son sujet pas forcément grand public (une saga familiale d’élevage de chevaux de courses), le second car il a déjà été nommé pour la longlist du Man Booker Prize 2017 et n’avait pas été sélectionné dans la shortlist.

Cela laisse finalement de la place aux romans dont on a moins entendu parler cette année.

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Prix

International Dylan Thomas Prize 2017 : la shortlist

Au cas où vous n’auriez déjà pas assez de livres à lire sur votre pile, voici quelques petits nouveaux… en effet ce matin, les juges de l’International Dylan Thomas Prize ont annoncé leur shortlist pour 2017.

 

International Dylan Thomas Prize 2017 – Shortlist

Pour rappel, ce prix accompagne les nouveaux talents : il récompense une oeuvre publiée en anglais, dont l’auteur est âgé de moins de 39 ans. Dylan Thomas est un poète gallois, mort à l’âge de 39 ans (d’où l’âge limite pour concourir). Ce prix a été créé par l’Université de Swansea, sa ville natale, pour lui rendre hommage.

Ce prix est important car il récompense un jeune écrivain, et lui permet de remporter près de 30.000 £ (à peu près 45.000 euros).

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Prix

Baileys Women’s Prize For Fiction 2017 : la « longlist »

Ce 8 mars est la Journée Internationale des Droits des Femmes ; et si on vous parle de féminisme ou d’égalité salariale dans la plupart des médias, sur ce blog je vais vous parler de littérature féminine, avec l’annonce de la 1ère sélection du Baileys Women’s Prize For Fiction !

Ce prestigieux prix féminin, annonce tous les ans sa « longlist » autour du 8 mars, c’est donc une tradition ; mais loin d’être un prix  féministe, le Baileys récompense n’importe quelle oeuvre de fiction, rédigée en anglais par une femme, et sortie entre le 1er avril de l’année précédente et le 31 mars de l’année en cours. Je vous en avais expliqué tous les détails dans cet article il y a quelques mois.

Cette année les juges avaient annoncé 12 nommées, au final il y en a 16 ! Signe que la littérature féminine anglo-saxonne se porte bien et que le choix fût difficile.

La longlist a été annoncée à 00h01, heure anglaise, donc 01h01, heure française et je suis, bien sûr, restée éveillée car c’est un prix que j’adore : on y déniche de fabuleux romans et l’ambiance et la communication autour de ce prix est toujours très sympathique.

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Couverture de Little Deaths par Emma Flint
Critiques

« Little Deaths » par Emma Flint : un bon polar inspiré de l’affaire « Alice Crimmins »

S’il fait froid chez vous en ce mois de février, ce n’est pas Little Deaths et son atmosphère caniculaire d’été new-yorkais qui va vous réchauffer… Et pour cause, il s’agit d’un thriller et l’ambiance y est plutôt glaciale. Le crime est affreux, et l’enquête plutôt expéditive…

En cet été 1965, quelque part dans le Queens, banlieue de New-York, Ruth Malone, 26 ans, couche ses deux enfants en leur souhaitant bonne nuit. Le lendemain matin, Ruth s’aperçoit que Frankie et Cindy ont disparu. Impossible de les retrouver, il n’y a aucune trace des deux enfants autour de la maison. Elle appelle alors son ex-mari, Frank, et tous deux préviennent la police.

Mère célibataire, Ruth est serveuse dans un bar à cocktails et subvient difficilement aux besoins de ses enfants. Elle aime s’habiller, se maquiller, danser, plaire aux hommes et il lui arrive souvent d’en ramener chez elle pour des histoires sans lendemain.

Les enquêteurs vont alors se servir de cette image de femme indépendante et séduisante pour retenir tous les éléments contre elle et la soupçonner.

Quelques jours plus tard les corps de Frankie et Cindy seront retrouvés sans vie, Ruth devient alors la suspecte numéro un des meurtres ; un jeune reporter, émue par la jeune femme, et non convaincu de sa culpabilité, va tenter de la disculper.

Portrait de Emma Flint

Emma Flint

Il s’agit du premier livre d’Emma Flint, documentaliste originaire de Newcastle, et passionnée de faits divers et d’histoire. Elle aime rechercher la noirceur chez les êtres et c’est ce qu’elle a fait avec ces personnages. Bien que britannique, elle est allée déterrer l’affaire Alice Crimmins, qui a divisé l’Amérique dans les années 60. Grâce à ce premier livre elle entre de plein pied dans le monde du polar féministe !

 

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Hop sur la pile !

Hop Sur La Pile #3

J’ai fait quelques emplettes la semaine dernière sur Waterstones , le site internet de la librairie du même nom. Et voilà le résultat, 3 nouveaux bouquins ! J’ai été plutôt raisonnable , mais cela fait quand même un sacré rajout à ma pile à lire !

 

Swing Time, par Zadie Smith

Book cover de Swing Time par Zadie Smith

Swing Time – Zadie Smith

 

C’est LE livre de cet automne. On en parle partout : sur les blogs, dans les librairies, dans les pages littérature des quotidiens britanniques… bref c’est celui qu’il ne faut pas rater. Très attendu donc, il est sorti au Royaume-Uni le 15 novembre dernier. Je l’avais donc pré-commandé et je l’ai reçu assez rapidement. Et cerise sur le gâteau, j’ai eu une édition signée s’il vous plaît !

Alors de quoi parle Swing Time ?
Il s’agit de l’histoire de deux amies, métisses, vivant à Londres dans les années 80. Tracey et la narratrice (qui n’est jamais nommée) se rencontrent à l’adolescence. Elles ont une passion commune pour la danse. Seul problème : Tracey a beaucoup de talent mais la narratrice n’en a pas autant, elle a les pieds plats. Tracey parvient à ses fins en intégrant une compagnie de danse, tandis que son amie abandonne les chorégraphies et part sur les routes, devenant l’assistante personnelle d’une chanteuse à succès. Le roman repose sur les différences entre les deux amies et leurs destins respectifs : est-on plus heureux lorsque l’on quitte son pays pour réussir ? Comment gérer l’échec ? Au centre du livre  également, la relativisation des étiquettes sociales de chacun des personnages. Et évidemment l’amitié féminine, l’adolescence et la famille.

C’est le 5ème roman de Zadie Smith qui a été beaucoup récompensée par le passé : elle a reçu plusieurs prix pour  son 1er roman White Teeths (VF : « Sourires de Loup », traduit par Claude Demanuelli, éd. Gallimard), et est également lauréate du Orange Prize For Fiction pour On Beauty (VF: « De La Beauté » traduit par Philippe Aronson, éd. Gallimard). L’accession à l’âge adulte est l’un des thèmes préférés de cette féministe convaincue, qui crée dorénavant l’engouement à chaque sortie de roman.

 

« Swing Time » – Zadie Smith
Pages : 464
Editeur : Penguin Press
Date : 2016

 

Between The World And Me, par Ta-Nehisi Coates

Book cover of Between The World And Me - Ta-Nehisi Coates

Between The World And Me – Ta-Nehisi Coates

 

Ce livre sorti en 2015 est en fait une lettre écrite par l’auteur à destination de son fils. Il lui apprend ce que c’est qu’être noir aux Etats-Unis : les réalités du quotidien, le racisme ambiant et la place des noirs dans l’histoire du pays . Coates s’est inspiré de James Baldwin, écrivain noir-américain, qui avait publié The Fire Next Time en 1963. Dans l’un des deux essais du livre, Baldwin s’adressait à son neveu sous forme de lettre en lui parlant de la ségrégation. Coates a souhaité reprendre la même forme pour lui rendre hommage et en quelque sorte continuer la discussion. L’idée lui est venue après une rencontre avec Barack Obama et une discussion assez agitée sur la condition des afro-américains au 21ème siècle. Le livre est très franc et brutal. Il ne laisse pas forcément place à un éventuel rayon de soleil. Coates a voulu un livre cruel et réaliste et pas un traité rempli d’espoir. Au contraire il met en garde son fils sur ce qu’il attend dans sa vie.. Salué par la critique et adoubé par la grande Toni Morrisson ,  le livre a reçu le National Book Award dans la catégorie « non-fiction » en 2015. Il a également été finaliste du Prix Pulitzer cette année.

Il a été traduit en français par Thomas Chaumont et publié au début de l’année 2016 par les éditions Autrement : « Une colère noire : lettre à mon fils »

« Between The World and Me » – Ta-Nehisi Coates
Pages : 176
Editeur : Spiegel & Grau
Date : 2015

Girls Will Be Girls, par Emer O’Toole

Book Cover de Girls Will Be Girls - Emer O' Toole

Girls Will Be Girls – Emer O’ Toole

 

Rien à voir avec les deux précédents, si ce n’est pour le féminisme bien présent dans Swing Time, Girls Will Be Girls explore la féminité. L’auteure s’interroge sur ce qui pousse les femmes à embrasser leur genre : comment devient-on féminine ? A quel moment décide-t-on de faire comme les autres et de se déguiser en fille ? Le livre nous démontre à quel point les choix des femmes, supposément libres, sont en fait tous déterminés par la pression de la société et par la bien-pensance. La façon de parler, les vêtements, l’allure, l’hygiène des femmes… tout est en fait pré-déterminé. Très provocateur, cet essai explore les racines du féminisme et les symboles de celle-ci qui nous sont aujourd’hui imposés. Elle joue sur les codes et fait partager sa propre expérience. Le livre est également sorti en 2015, j’ai donc un peu de retard mais je vais rattraper ça vite fait !

 

 

 

 

 

« Girls Will Be Girls » – Emer O’Toole
Pages : 263
Editeur : Orion
Date : 2015

J’espère que mes résumés de ces derniers achats vous donneront envie de les découvrir aussi, et je souhaite surtout pouvoir les lire très vite !

Noms d'auteurs en vrac pour illustrer "A Text A Day" - Application développée par It's Sauquet.com
News

A Text A Day : une application qui connaît ses classiques !

Une fois n’est pas coutume, je vais parler technologie sur ce blog ! Oui enfin, technologie littéraire quand même je vous rassure…

La fameuse application pour smartphones et tablettes, « Un Texte, Un Jour », fête cette semaine ses 4 ans d’existence ! Pour célébrer cet anniversaire, j’avais envie de vous présenter la déclinaison anglo-saxonne de ce superbe concept, puisqu’ Eponine & Azelma se concentre sur les livres issus de cette littérature.

 

A Text A Day c’est quoi ?

Capture d'écran "A Text A Day" développée par It's Sauquet.com

« A Text A Day » développée par It’s Sauquet.com

Une fois l’application installée (disponible sous IOS, Android et Windows), l’utilisateur reçoit chaque jour un texte de littérature classique, au hasard du calendrier et de la base de données. Mais il peut également avoir accès à n’importe quel texte s’il le souhaite, grâce au moteur de recherche.

Il s’agit en fait d’une mini-anthologie disponible à tout moment et que l’on garde sur soi en permanence ! C’est donc une idée géniale pour tous les amoureux de Shakespeare, de Jane Austen, de Mark Twain, de Charles Dickens, ou d’Henry James.

Pour des questions de droits d’auteur, il n’est pas possible d’y trouver des textes écrits par des écrivains morts après 1943 (l’appli a été créé en 2013). Mais il n’est pas pensable de ne pas y trouver son bonheur compte tenu de tous les textes classiques qui sont disponibles aujourd’hui.

Il y a également quelques fonctions ingénieuses : on peut garder certains textes en « favoris », les partager par mail, et surtout jouer !

En effet chaque jour un challenge vous est proposé sur le texte du lendemain. Et vous pouvez également découvrir le portrait caché d’un écrivain grâce à des questions ciblées.

Jouer au Portrait Caché - "A Text A Day" développée par It's Sauquet.com

Jeu du Portrait Caché – « A Text A Day » développée par It’s Sauquet.com

 

Si comme moi vous avez toujours un livre sur vous, même dans le sac le plus petit du monde (et même pour aller à un mariage), vous savez qu’il n’est malheureusement pas possible de le sortir en toutes circonstances ! Au moins avec A Text A Day vous serez sûrs d’avoir toujours un grand auteur sous la main, pour vous cultiver à tout moment, où vous occuper dans une file d’attente !

Avec toutes nos piles de livres à lire, on en oublie parfois les classiques et je pense que c’est une très bonne idée de pouvoir les redécouvrir et du coup les rajouter sur la pile.

Les applis et les nouvelles technologies peuvent aussi servir la culture, et celle-ci le démontre parfaitement.

 

Comment l’appli A Text A Day a-t-elle été créée?

Dominique et Sarah Sauquet, une mère ingénieure et sa fille professeur de français, ont décidé d’allier leurs compétences et leurs deux passions pour rendre la littérature accessible au plus grand nombre. Elles ont créé en 2012, l’application Un Texte Un Jour (même principe que A Text A day), sans savoir que l’appli deviendrait un blog, et se déclinerait sous plusieurs formes.

Aujourd’hui leur blog compte 130 lecteurs par jour et les quatre applications (Un Texte Un Jour, A Text A Day, Un Poème Un Jour, Un Texte Un Eros) réunissent 2000 utilisateurs par jour. Le rêve pour tous les blogueurs !

En octobre 2013, elles s’unissent à Nicolas Gosnet, professeur d’anglais et de littérature anglaise au lycée, pour créer A Text A Day sur le même modèle.

Vous pouvez aller faire un tour sur le site http://untexteunjour.fr/ , et découvrir toutes les rubriques du blog (interviews, prénoms littéraires etc..). Le site est extrêmement intéressant, tout comme les applis et je vous encourage fortement à découvrir tout ça.

 

Logo "A Text A Day" développée par It's Sauquet.com

« A Text A Day » développée par It’s Sauquet.com

 

Liens utiles :

Les 4 applications (« Un Texte Un Jour », « A Text A Day », « Un Poème Un Jour », « Un Texte Un Eros ») sont disponibles sur toutes les plate-formes de téléchargement.

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