Couverture du livre "The Best Bear In All The World" par Brian Sibley, Paul Bright, Kate Saunders & Jeanne Willis ; Illustrations Mark Burgess - éd. Edgmont
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« The Best Bear In All The World »: Winnie The Pooh fête ses 90 ans !

Savez-vous que l’ourson le plus connu de la littérature britannique fête ses 90 ans cette année ? Winnie The Pooh (VF : Winnie l’Ourson) ne les fait pas du tout : sa fourrure paraît toujours aussi douce, son pull est aussi immaculé qu’au premier jour, sa sagesse est intacte (…et ses pots de miel toujours aussi vides), et pourtant il est bien né un 14 octobre 1926 sous la plume d’A.A. Milne dans un livre pour enfants sobrement intitulé Winnie-The-Pooh.

A l’occasion de cet anniversaire, les éditions Edgmont Publishing nous offrent en cette fin d’année, un nouveau recueil d’aventures de Winnie et ses amis, intitulé The Best Bear In All The World.

Il s’agit de quatre histoires écrites par Brian Sibley, Paul Bright, Kate Saunders et Jeanne Willis et illustrées par Mark Burgess. Et dans la première d’entre elles,rédigée par Brian Sibley, un nouveau personnage débarque dans la Forêt des Rêves Bleus : un pingouin !

Photo de Winnie The Pooh and Penguin, "The Best Bear In All The World" - illustration by Mark Burgess . Credit : Trustees of the Pooh Properties/The Shepard Trust/PA Wire

Winnie The Pooh and Penguin, « The Best Bear In All The World » – illustration by Mark Burgess . Credit : Trustees of the Pooh Properties/The Shepard Trust/PA Wire

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Noms d'auteurs en vrac pour illustrer "A Text A Day" - Application développée par It's Sauquet.com
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A Text A Day : une application qui connaît ses classiques !

Une fois n’est pas coutume, je vais parler technologie sur ce blog ! Oui enfin, technologie littéraire quand même je vous rassure…

La fameuse application pour smartphones et tablettes, « Un Texte, Un Jour », fête cette semaine ses 4 ans d’existence ! Pour célébrer cet anniversaire, j’avais envie de vous présenter la déclinaison anglo-saxonne de ce superbe concept, puisqu’ Eponine & Azelma se concentre sur les livres issus de cette littérature.

 

A Text A Day c’est quoi ?

Capture d'écran "A Text A Day" développée par It's Sauquet.com

« A Text A Day » développée par It’s Sauquet.com

Une fois l’application installée (disponible sous IOS, Android et Windows), l’utilisateur reçoit chaque jour un texte de littérature classique, au hasard du calendrier et de la base de données. Mais il peut également avoir accès à n’importe quel texte s’il le souhaite, grâce au moteur de recherche.

Il s’agit en fait d’une mini-anthologie disponible à tout moment et que l’on garde sur soi en permanence ! C’est donc une idée géniale pour tous les amoureux de Shakespeare, de Jane Austen, de Mark Twain, de Charles Dickens, ou d’Henry James.

Pour des questions de droits d’auteur, il n’est pas possible d’y trouver des textes écrits par des écrivains morts après 1943 (l’appli a été créé en 2013). Mais il n’est pas pensable de ne pas y trouver son bonheur compte tenu de tous les textes classiques qui sont disponibles aujourd’hui.

Il y a également quelques fonctions ingénieuses : on peut garder certains textes en « favoris », les partager par mail, et surtout jouer !

En effet chaque jour un challenge vous est proposé sur le texte du lendemain. Et vous pouvez également découvrir le portrait caché d’un écrivain grâce à des questions ciblées.

Jouer au Portrait Caché - "A Text A Day" développée par It's Sauquet.com

Jeu du Portrait Caché – « A Text A Day » développée par It’s Sauquet.com

 

Si comme moi vous avez toujours un livre sur vous, même dans le sac le plus petit du monde (et même pour aller à un mariage), vous savez qu’il n’est malheureusement pas possible de le sortir en toutes circonstances ! Au moins avec A Text A Day vous serez sûrs d’avoir toujours un grand auteur sous la main, pour vous cultiver à tout moment, où vous occuper dans une file d’attente !

Avec toutes nos piles de livres à lire, on en oublie parfois les classiques et je pense que c’est une très bonne idée de pouvoir les redécouvrir et du coup les rajouter sur la pile.

Les applis et les nouvelles technologies peuvent aussi servir la culture, et celle-ci le démontre parfaitement.

 

Comment l’appli A Text A Day a-t-elle été créée?

Dominique et Sarah Sauquet, une mère ingénieure et sa fille professeur de français, ont décidé d’allier leurs compétences et leurs deux passions pour rendre la littérature accessible au plus grand nombre. Elles ont créé en 2012, l’application Un Texte Un Jour (même principe que A Text A day), sans savoir que l’appli deviendrait un blog, et se déclinerait sous plusieurs formes.

Aujourd’hui leur blog compte 130 lecteurs par jour et les quatre applications (Un Texte Un Jour, A Text A Day, Un Poème Un Jour, Un Texte Un Eros) réunissent 2000 utilisateurs par jour. Le rêve pour tous les blogueurs !

En octobre 2013, elles s’unissent à Nicolas Gosnet, professeur d’anglais et de littérature anglaise au lycée, pour créer A Text A Day sur le même modèle.

Vous pouvez aller faire un tour sur le site http://untexteunjour.fr/ , et découvrir toutes les rubriques du blog (interviews, prénoms littéraires etc..). Le site est extrêmement intéressant, tout comme les applis et je vous encourage fortement à découvrir tout ça.

 

Logo "A Text A Day" développée par It's Sauquet.com

« A Text A Day » développée par It’s Sauquet.com

 

Liens utiles :

Les 4 applications (« Un Texte Un Jour », « A Text A Day », « Un Poème Un Jour », « Un Texte Un Eros ») sont disponibles sur toutes les plate-formes de téléchargement.

Un Texte Un Jour
Bloghttp://untexteunjour.fr/
Twitterhttp://@UntexteUnjour
Facebookhttps://www.facebook.com/UnTexteUnJour/
Applihttps://itunes.apple.com/fr/app/un-texte-un-jour/id569862759?mt=8

A Text A Day
Twitterhttp://@atext_aday
Facebook :https://www.facebook.com/1text1day/

Hop sur la pile !, News

Halloween BOOks !

En ce week-end d’Halloween, il me paraît indispensable de vous donner quelques idées de livres à lire près des citrouilles, et sous quelques toiles d’araignée ! En plus, au cas où vous l’auriez oublié, nous avons gagné une heure dimanche et j’imagine qu’au lieu de la passer à dormir vous avez envie de la passer à lire ! Une heure de bonus pour tourner des pages ça ne se refuse pas ! 

Je ne suis pas fan de littérature fantastique ou d’horreur donc je ne vais pas vous faire des recommandations spécialisées je vous rassure ! Mais j’ai juste quatre livres à vous proposer pour passer un bon 31 octobre, sur le thème du sang, des sorcières et du mystère. 

 

The Penguin Book Of Witches, par Katherine Howe 

Couverture du Penguin Book Of Witches

The Penguin Book Of Witches, par Katherine Howe

 

Si ça ce n’est pas un livre pour Halloween, je ne sais plus quoi vous recommander ! The Penguin Book Of Witches, c’est un condensé de témoignages historiques sur la sorcellerie, et surtout sur les accusations de sorcellerie qui ont émaillé l’Histoire, avec notamment le célèbre procès des sorcières de Salem de 1692. Des dépositions des « sorcières » jusqu’aux témoignages, en passant par les textes signés de la main du Roi James… 300 ans de chasse aux sorcières compilés dans ce petit livre de poche. Au-delà de ces compte-rendus, et histoires effrayantes, le livre essaie de nous faire comprendre ce qui se cachait vraiment derrière cette paranoïa puritaine américaine. La haine d’une certaine communauté de femmes différentes évidemment, pour la plupart célibataires, ou médecins (ce qui était très mal vu à l’époque), mais aussi un sursaut d’autorité de la part du Gouvernement qui aurait organisé ces persécutions pour instaurer un climat de haine et de peur. Finalement l’histoire se répète éternellement, et si la chasse aux sorcières est terminée depuis bien longtemps, la mise au ban de certaines communautés ou l’isolement des personnes différentes pourraient constituer la déclinaison moderne du procès de Salem. Diviser et propager la haine et le doute pour mieux régner !

Fans de chaudrons et de balais, passez votre chemin, mais férus d’histoire foncez ! 

 

The Penguin Book Of Witches – Katherine Stowe
320 pages
Penguin Classics 
2014

 

 

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News, Prix

Paul Beatty remporte le Man Booker Prize avec The Sellout

Le Man Booker Prize 2016 a donc été décerné à Paul Beatty pour son roman The Sellout (VF : Moi contre les États-Unis d’Amérique traduit de l’anglais par Nathalie Bruaux – Éditions Cambourakis). A 54 ans, il devient le premier auteur américain à recevoir la prestigieuse récompense. Il y avait 5 autres nommés dans cette shortlist : je vous en avait parlé sur Eponine & Azelma ici .

Paul Beatty

Paul Beatty

En effet, depuis 2013, tout écrivain de langue anglaise a le droit de présenter son roman aux juges à partir du moment où il a été publié au Royaume-Uni. Avant cette date seuls les écrivains issus du Commonwealth en avaient le droit.

Paul Beatty est actuellement professeur d’écriture créative à l’Université de Columbia. Il possède un Master of Fine Arts du Brooklyn College dans cette même matière et est titulaire d’une maîtrise de Psychologie à l’université de Boston.

The Sellout est son quatrième roman.

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Photo cover Autumn by Ali Smith
Articles traduits, News

L’ « Observer » (supplément week-end du Guardian) a rencontré Ali Smith, qui publie « Autumn » son 8ème roman – Traduction.

En Grande-Bretagne chaque sortie d’un livre d’Ali Smith est un événement. Elle est moins connue chez nous, où seulement quatre de ses livres ont été publiés en français. 

Née en 1962, elle est écossaise mais vit aujourd’hui à Cambridge. 

Elle publie son premier recueil de nouvelles en 1995 : « Free Love and Other Stories«  . Elle remporte alors le Saltire First Book of the Year Award. Depuis sa cote auprès des lecteurs n’a pas cessé de grimper et les récompenses pleuvent ! Elle fait des allers-retours entre les nouvelles et le roman. Son premier roman « Like » est sorti en 1997. Suivront « Hotel World« , « The Accidental« , « There but for The« , et « How To Be Both« , le dernier paru, en 2014. 

Certains la qualifient de digne héritière de Virginia Woolf, en tout cas sa langue est riche, elle n’hésite pas à jouer avec les perspectives à la manière d’un peintre. Elle couvre toujours des thèmes ambitieux mais avec souvent une pointe d’humour. Elle s’égare parfois dans les jeux de mots et l’imagination. 

En 2015 elle a été faite Commandeur de l’Ordre de l’Empire Britannique. 

« Autumn » est sorti le 20 octobre dernier, est sera le premier roman d’une série de quatre (comme les quatre saisons mais est-ce bien utile de le préciser…) . Il s’agit du premier livre « post-Brexit ». Le roman est ambitieux : il se veut une analyse sociale et une méditation sur 2016, cette année presque écoulée. Et cette prise de distance passe par des personnages : Daniel est centenaire, sa voisine Elisabeth née en 1984 a l’avenir devant elle, dans un pays divisé par le référendum et laissé en pièces juste avant l’été. 

L’histoire de cette amitié possède en vérité plusieurs couches et de flashback en flashback, Ali Smith essaie de comprendre la société d’aujourd’hui : ces murs, ces barrières, qui se dressent petit à petit entre les peuples, ces divisions qui rendent fou…et le temps qui passe. (Je vous laisse apprécier le « see you next week » sur la page de garde ;))

Dédicace d'Ali Smith au début de son livre: "see you next week"

« See you next week »

 

 

Traduction (libre) de l’article d’Olivia Laing, daté du 16 octobre 2016 et paru dans The Observer (édition du dimanche du Guardian).

Ali Smith dans son jardin

Ali Smith chez elle à Cambridge, Octobre 2016 – Photo: Antonio Olmos pour l’Observer

Chez Ali Smith, la porte d’entrée est entrouverte. Elle vit à Cambridge, dans une maison, presque à l’abri des regards, au milieu d’un lotissement de cottages victoriens. Les jardins se font face, les barrières ayant été retirées depuis longtemps. Nous sommes à la fin du mois de septembre, et le pommier qu’elle aime tant est encore chargé de fruits. Un pull vert jeté sur ses épaules, elle me fait signe de monter la rejoindre jusqu’à son studio pour admirer un dernier rayon de soleil.

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Mes 5 BookTubers préférés !

Le phénomène des BookTubers est très répandu dans les pays anglo-saxons. Pour ceux qui ne connaissent pas : un BookTuber est un YouTuber qui possède une chaîne sur les livres ou la littérature en général.

Il y a donc une énorme communauté de BookTubers qui discutent en anglais mais ont tous une spécificité qui plaira plus à l’un ou à l’autre. Pour se démarquer du reste de la communauté, c’est comme dans la vie, il faut posséder un je-ne-sais-quoi en plus qui séduit, une attitude, une sympathie ou un professionnalisme qui se dégage des vidéos. Bref, un petit + qui va faire que tel BookTuber va posséder des milliers d’abonnés et un autre ayant créé sa chaîne le même jour n’aura jamais que quelques dizaines de followers.

Le plus sympa dans tout ça c’est que YouTube étant un puits sans fond, il y a des dizaines de milliers de vidéos sur les livres et c’est un plaisir de faire défiler pendant des heures les avis de chacun, les TBR (To Be Read), les Book Haul (achats du mois) etc… C’est comme une librairie géante avec des milliers de vendeurs !! Imaginez l’horreur pour le porte-monnaie !

Pour vous orienter dans cette jungle, je vous ai fait une liste de mes 5 préférés ! Evidemment il y a plein d’autres BookTubers que j’adore, mais lorsqu’il a fallu que je pense aux 5 personnes dont je ne peux pas rater UNE SEULE vidéo, ces 5-là se sont imposées !

Je les adore (et je les envie :p) : non seulement ces personnes ont le courage de partager leurs avis en vidéo, de se filmer, de faire du montage, d’être régulières dans leurs posts mais en plus elles connaissent un succès certain.
Certains de ces BookTubers ont trouvé du travail grâce à leurs chaînes, d’autres font partie de jurys de prix littéraires, ou se font envoyer des tonnes de livres tous les mois par les maisons d’édition !
Mais alors la cerise sur le gâteau c’est que les BookTubers se rencontrent régulièrement lors d’évènements culturels ou littéraires et évidemment certains deviennent amis dans la VRAIE VIE !

Donc leurs chaînes se croisent parfois, les uns font des vidéos chez les autres, brunchent ensemble (Jen, Simon & Jean ou Lauren, Jen & Jean etc…) ; et là on aimerait juste faire pareil : créer une chaîne juste pour les rencontrer et boire un thé avec eux de temps en temps entre « book lovers » !

Voici donc ma petite liste !

1. JEN CAMPBELL 

www.youtube.com/jenvcampbell

Jen Campbell (photo www.ravishly.com)

Jen Campbell (photo www.ravishly.com)

Jen a 29 ans et c’est la première Booktubeuse que j’ai suivie sur YouTube. Passionnante et passionnée, elle se filme régulièrement devant son énorme bibliothèque bien remplie pour nous parler de ses coups de coeur littéraires. Ce qui place Jen au-dessus des autres c’est sa dévotion totale au monde des livres : elle est écrivain, poète, juge pour des remises de prix littéraires. Elle vit dans les livres, travaille dans les livres et vit de ses livres !

Elle vit à Londres avec son boyfriend et sa chienne Lola ; elle passe son temps à travailler : à mi-temps dans les librairies, à donner des conférences ou à mener des ateliers pour enfants dans les écoles. Elle écrit et corrige en free-lance également. Et malgré tout ça elle a le temps de publier des vidéos sur sa chaîne YouTube qui compte plus de 23.000 abonnés.

Jen est particulièrement fan de poésie et de contes de fées : elle est elle-même poète et une grande partie de sa bibliothèque ainsi que beaucoup de vidéos sont consacrés à ce genre.
Elle s’exprime extrêmement clairement, même si elle parle très rapidement (ce qui n’est pas plus mal car cela donne un rythme très plaisant à ses vidéos, on ne décroche jamais!) et elle sait « pitcher » un livre comme personne. C’est une conteuse née et j’adore l’écouter.

Elle prend également souvent position pour défendre les causes qui lui tiennent à coeur. Elle arrive même souvent à trouver des parallèles littéraires pour nous y intéreUne dernière précision : Jen est atteinte d’une maladie génétique rare depuis sa naissance : le syndrome EEC. Elle ne s’en cache pas et a fait plusieurs vidéos sur le sujet pour nous expliquer certains de ses problèmes physiques qui l’handicapent dans la vie de tous les jours. Surtout lorsque l’on est écrivain (problèmes de sécheresse aux yeux et d’articulations aux mains). Elle a dû être opérée à de multiples reprises et a passé beaucoup de temps dans les hôpitaux lorsqu’elle était petite : d’où un temps infini passé dans les livres, et des parents dévoués qui lui ont lu des centaines d’ histoires pour supporter tout ça.

Jen pourrait devenir aveugle un jour à cause de sa maladie, c’est pour ça, peut-être, qu’elle parle et lit très vite : pour avoir le temps de tout lire (ou en tout cas un maximum) et moi ça me plaît et ça me va ! Et je lui souhaite très égoïstement des années et des années de lecture devant elle !

LE PETIT + DE JEN : les vidéos « Fairy Tales with Jen« 

Dans ces vidéos qu’elle poste régulièrement, Jen décortique un conte de fées depuis ses plus anciennes versions jusqu’à ses adaptations récentes et c’est PASSIONNANT. Je vous conseille ces vidéos même si vous n’aimez pas particulièrement les histoires féériques. On a tous lu ces contes étant petits, sans vraiment savoir d’où ils venaient. Il est impossible, pour tout « booklover » de ne pas apprendre quelque chose d’intéressant avec Jen qui connaît ce thème sur le bout des doigts.

Exemple ici avec Cendrillon :

Comme je l’écrivais plus haut, Jen a publié quelques livres :

« Weird Things Customers Say in Bookshops »chez Little, Brown Book Group,
– traduit en français, par Géraldine d’Amico aux éditions Baker Street : « Propos cocasses et insolites entendus en librairie »
« More Weird Things Customers Say in Bookshops » chez Little, Brown Book Group

« The Bookshop Book » chez Little, Brown Book Group
« The Hungry Ghost Festival » chez The Rialto
« Franklin’s Flying Bookshop, » (livre pour enfants) sera publié en 2017 par Thames and Hudson.

Où trouver Jen sur les réseaux sociaux ? 

YouTube : www.youtube.com/jenvcampbell
Podcast: http://www.jen-campbell.co.uk/podcast
Twitter: http://www.twitter.com/aeroplanegirl
Instagram: http://www.instagram.com/jenvcampbell
Facebook: http://tinyurl.com/3o3s4d2

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Les 6 nommés pour le Man Booker Prize 2016
News, Prix

Man Booker Prize 2016 – Shortlist

Le 13 septembre dernier, le jury du Man Booker Prize 2016 a choisi ses 6 derniers auteurs en compétition après avoir dévoilé cet été une liste de 13 nommés. (http://eponineazelma.com/man-booker-prize-2016-longlist)

Voilà les 6 livres en question :

 

6 Couvertures des nommés pour le Man Booker Prize 2016

Man Booker Prize 2016- Shortlist

 

The Sellout – Paul Beatty (US) ; éd. One world
{« Moi contre les États-Unis d’Amérique », traduit par Nathalie Bru, Cambourakis, 2015}
Pour servir ce qu’il croit être le bien de sa propre communauté, un afro-américain va aller jusqu’à rétablir l’esclavage et la ségrégation à l’échelle d’un quartier, s’engageant dans une forme d’expérience extrême et paradoxale qui lui vaudra d’être trainé devant la Cour suprême.

 

Hot Milk – Deborah Levy (UK) ; éd. Hamish Hamilton
Une mère et sa fille arrivent dans une petite ville espagnole à la recherche de médecins : la mère de Sofia souffre d’une paralysie spontanée qui la cloue à une chaise roulante.  Sofia, elle a joué les détectives pendant une bonne partie de sa vie cherchant à comprendre d’où vient la maladie qui ronge sa mère. Arrivée au fin fond de ce désert espagnol, Sofia va surveiller le Docteur Gomez et ses étranges méthodes qui vont l’affecter également…

 

His Bloody Project – Graeme Macrae Burnet (UK) ; éd. Contraband
En 1869, un adolescent âgé de 17 ans est arrêté, accusé de triple meurtre. Il n’y a aucun doute sur sa culpabilité en revanche on ne connaît pas ses motivations. Pourquoi a-t-il tué ces trois personnes ? Est-il complètement fou ?

 

Eileen – Otessa Moshfegh (US) ; éd. Jonathan Cape
{« Eileen », traduit par Françoise du Sorbier, Fayard, 2016}
Une vieille femme se souvient avec un cynisme minutieux de la semaine qui a fait basculer sa vie cinquante ans plus tôt.

 

All That Man Is – David Szalay (Canada) ; éd. Jonathan Cape
On suit la vie de neuf hommes, à un âge et à un stade différent de leurs vies, dans des villes différentes. Les neuf parties des vies de ces neuf hommes vont former comme un arc qui veut nous faire comprendre le sens de l’existence, les failles de l’homme moderne et nous emmener à travers plusieurs pays d’Europe.

 

Do Not Say We Have Nothing – Madeleine Thien (Canada) ; éd. Granta Books
A Vancouver en 1990, un an après le suicide inexplicable de son père, Marie ainsi que sa mère reçoivent la visite de Ai-ming, une jeune femme ayant fuit la Chine suite aux protestations de Tiananmen. A travers Ai-ming, Marie va essayer de reconstituer son histoire : l’amitié qui lia leurs pères, alors talentueux musiciens au Conservatoire de Shanghai, et les pérégrinations de leurs deux familles à travers la Révolution culturelle de la Chine.

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News, Prix

Man Booker Prize 2016 – Longlist

Le 27 juillet dernier le jury du Man Booker Prize a annoncé les titres des 13 romans en compétition cette année pour la remise du prix littéraire le plus prestigieux dans le monde anglophone.

Qu’est-ce que le Man Booker Prize ?

ManBookerPrize_2016

Il s’agit d’un prix littéraire créé en 1968, qui récompense les romans de fiction écrits en langue anglaise, provenant de n’importe quel pays pourvu qu’ils aient été publiés au Royaume-Uni.

Le prix portait à l’origine le nom de Booker-McConnell Prize, jusqu’à ce qu’il soit sponsorisé par Man Group en 2002 et change donc de nom.

Depuis cette période, le gagnant remporte la modique somme de 50.000£ (un peu plus de 58.000 euros), et évidemment une gloire internationale puisque le livre lauréat est en général ensuite traduit dans des dizaines de langues.

Il s’agit de la plus forte récompense associée à une œuvre de fiction.

A titre de comparaison, le gagnant du Goncourt remporte lui aussi une renommée certaine, mais assortie d’un simple chèque de … 10 euros.

Parmi les gagnants on peut citer les célèbres :

  • Salman Rushdie en 1981 avec Midnight’s Children (« Les Enfants de Minuit » chez Stock en 1983)
  • Kingsley Amis en 1986 avec The Old Devils (« Les Vieux Diables » chez  Littérature européenne, coll. Douze étoiles en 1988)
  • Margaret Atwood en 2000 avec The Blind Assassin (« Le Tueur Aveugle » chez Robert Laffont en 2000)
  • Julian Barnes en 2011 avec The Sense of an Ending (« Une fille, qui danse, » chez Mercure de France en 2013)

En 2015, c’est le jamaïcain Marlon James qui a remporté le Man Booker Prize avec A Brief History Of Seven Killings. Le livre sortira le 17 août prochain en France sous le titre « Brève Histoire de sept meurtres » aux éditions Albin Michel.

Brève Histoire de sept meurtres par marron James (Man Booker Prize 2015) - éd. Albin Michel

Brève Histoire de sept meurtres par marron James (Man Booker Prize 2015) – éd. Albin Michel

A brief History Of Seven Killings by Marlon James (Man Booker Prize 2015) - éd. OneWorld Publications

A brief History Of Seven Killings by Marlon James (Man Booker Prize 2015) – éd. OneWorld Publications

De quoi ça parle ? En 1976, 7 hommes font irruption dans la chambre d’hôtel de Bob Marley en Jamaïque et lui tirent dessus le blessant en plusieurs endroits.  Deux jours plus tard le chanteur donne un concert comme si de rien n’était. Mais il disparaît ensuite du pays et ne revint pas avant deux ans. marron James imagine alors une biographie de ces hommes racontée par les témoins voire certains fantômes, par les tireurs, par les membres du gouvernement… bref plus de 600 pages racontant la drogue, les complots, mettant en scène la CIA et le FBI autour de dizaines de personnages. Une vraie fresque rocambolesque… Et du coup la couverture française du livre me semble bien pauvre par rapport à l’édition anglaise et son vinyl plus évocateur de l’époque. Mais c’est mon avis !

Qui sont les 13 sélectionnés cette année ?

Man Booker Prize - Longlist 2016

Man Booker Prize – Longlist 2016

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Critiques

3 Book Reviews

J’ai lu ces trois livres ce mois-ci, trois livres fortement recommandés par les critiques, les booktubers, les libraires etc… Donc trois livres que je m’attendais à adorer ce qui n’est finalement pas le cas pour tous. C’est pour cette raison que je ne leur accorde pas un post entier à chacun.

Sachez que ces trois livres sont très différents les uns des autres, n’ont rien à voir entre eux que ce soit au niveau du genre, de l’histoire, des personnages etc… mais pourquoi pas en parler dans un même article !

 

The Essex Serpent, par Sarah Perry : mon préféré.

The Essex Serpent by Sarah Perry - éd. Serpent's Tail

The Essex Serpent by Sarah Perry – éd. Serpent’s Tail

 

Comment ne pas acheter ce livre juste pour la couverture ?? Les toqué(e)s de bouquins comme moi savent que parfois il suffit d’un rien pour déclencher un achat, et la couverture de ce livre est absolument sublime et donne envie de se balader avec dans le métro, rien que pour le plaisir d’avoir l’objet à la main, comme une pochette ou un petit sac.

Bon, passés ces commentaires très peu littéraires, ce livre est génial et je vous le recommande chaudement. Nous sommes dans l’Angleterre victorienne de la fin du 19ème siècle et nous partons à la rencontre de Cora Seaborne, fraîchement veuve et plutôt soulagée… Mariée à, feu, un aristocrate anglais et vivant dans un manoir en plein coeur de Londres, elle décide de s’exiler, à la mort de son mari un peu violent, à la campagne avec son petit garçon. Elle choisit le village de Aldwinter, dans l’Essex. Pourquoi ? Parce que Cora s’intéresse fortement à la biologie et à l’archéologie et qu’une rumeur fait état d’une drôle de créature peuplant les côtes d’Aldwinter, baptisée par les habitants « Essex Serpent« .

Elle s’y installe donc avec son fils, et sa « gouvernante », la jeune Martha. Elle va alors rencontrer le pasteur du village, William Ransome, marié avec enfants. Une relation amicale va alors naître entre ces deux-là que tout oppose : Cora est une naturaliste qui ne croit pas à la religion et qui croit en l’existence de la bête affreuse dont on lui a parlé ; William lui pense que l’existence de l’Essex Serpent ne peut être démontrée et que cette rumeur provient de la perte de foi des habitants du village qui trouvent dans cette créature une façon de croire à autre chose, et une raison de se réunir autour du sentiment de panique.

S’en suivront des conversations à n’en plus finir, des lettres, des situations cocasses qui donneront envie au lecteur qu’il se passe quelque chose entre les deux…

En dehors de ces deux fortes personnalités, on trouvera également plusieurs autres personnages tels que le médecin de feu Monsieur Seaborne, de qui Cora et Martha sont restées très proches, ou le couple d’amis de Cora qui lui présenteront le pasteur et sa famille.

Je ne vous en dis pas plus sur l’histoire pour ne pas spoiler ! Les personnages sont extrêmement bien construits, l’histoire est tortueuse mais on rentre dedans très vite grâce au fabuleux décor que nous dresse Sarah Perry : d’abord le Londres des années 1890, puis l’Essex terre natale de l’auteur, charmante campagne anglaise que l’on a l’impression de parcourir. Et surtout Cora représentée comme une forte tête, intelligente, cultivée, qui ne pleure pas la mort de son mari sous des chapeaux à la mode… Elle se fiche bien des apparences, et se moque de la bienséance, tout en composant une héroïne parfaite de la fin du 19ème siècle. on croirait presque que le roman a été écrit cent ans plus tôt. le livre est drôle, ironique, aborde des sujets fantastiques tels que la superstition et la foi, mais aussi la société des années 1890, l’amitié.

Sarah Perry n’est pas une inconnue des étagères de best-sellers des librairies anglaises puisqu’elle a rencontré un énorme succès avec son premier roman After Me Comes The Flood en 2014. Avec The Essex Serpent, Sarah Perry a reçu des critiques élogieuses des plus grands quotidiens nationaux britanniques, elle a même été comparée à Bram Stocker ou Charles Dickens par le poète John Burnside sur la 4ème de couverture.

« The Essex Serpent »

Auteur : Sarah Perry
Editeur : Serpent’s Tail
Pages : 418

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The Green Road par Anne Enright
Critiques

« The Green Road » , Anne Enright

The Green Road est le 6ème roman d’ Anne Enright, auteure irlandaise qui a également publié deux recueils d’histoires et un essai.

Le roman a été notamment nommé pour le Costa Award en 2015, le Man Booker Prize l’an dernier également, et pour le Baileys Women’s Prize for Fiction cette année (voir ici)

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