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Paul Beatty remporte le Man Booker Prize avec The Sellout

Le Man Booker Prize 2016 a donc été décerné à Paul Beatty pour son roman The Sellout (VF : Moi contre les États-Unis d’Amérique traduit de l’anglais par Nathalie Bruaux – Éditions Cambourakis). A 54 ans, il devient le premier auteur américain à recevoir la prestigieuse récompense. Il y avait 5 autres nommés dans cette shortlist : je vous en avait parlé sur Eponine & Azelma ici .

Paul Beatty

Paul Beatty

En effet, depuis 2013, tout écrivain de langue anglaise a le droit de présenter son roman aux juges à partir du moment où il a été publié au Royaume-Uni. Avant cette date seuls les écrivains issus du Commonwealth en avaient le droit.

Paul Beatty est actuellement professeur d’écriture créative à l’Université de Columbia. Il possède un Master of Fine Arts du Brooklyn College dans cette même matière et est titulaire d’une maîtrise de Psychologie à l’université de Boston.

The Sellout est son quatrième roman.

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Les 6 nommés pour le Man Booker Prize 2016
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Man Booker Prize 2016 – Shortlist

Le 13 septembre dernier, le jury du Man Booker Prize 2016 a choisi ses 6 derniers auteurs en compétition après avoir dévoilé cet été une liste de 13 nommés. (http://eponineazelma.com/man-booker-prize-2016-longlist)

Voilà les 6 livres en question :

 

6 Couvertures des nommés pour le Man Booker Prize 2016

Man Booker Prize 2016- Shortlist

 

The Sellout – Paul Beatty (US) ; éd. One world
{« Moi contre les États-Unis d’Amérique », traduit par Nathalie Bru, Cambourakis, 2015}
Pour servir ce qu’il croit être le bien de sa propre communauté, un afro-américain va aller jusqu’à rétablir l’esclavage et la ségrégation à l’échelle d’un quartier, s’engageant dans une forme d’expérience extrême et paradoxale qui lui vaudra d’être trainé devant la Cour suprême.

 

Hot Milk – Deborah Levy (UK) ; éd. Hamish Hamilton
Une mère et sa fille arrivent dans une petite ville espagnole à la recherche de médecins : la mère de Sofia souffre d’une paralysie spontanée qui la cloue à une chaise roulante.  Sofia, elle a joué les détectives pendant une bonne partie de sa vie cherchant à comprendre d’où vient la maladie qui ronge sa mère. Arrivée au fin fond de ce désert espagnol, Sofia va surveiller le Docteur Gomez et ses étranges méthodes qui vont l’affecter également…

 

His Bloody Project – Graeme Macrae Burnet (UK) ; éd. Contraband
En 1869, un adolescent âgé de 17 ans est arrêté, accusé de triple meurtre. Il n’y a aucun doute sur sa culpabilité en revanche on ne connaît pas ses motivations. Pourquoi a-t-il tué ces trois personnes ? Est-il complètement fou ?

 

Eileen – Otessa Moshfegh (US) ; éd. Jonathan Cape
{« Eileen », traduit par Françoise du Sorbier, Fayard, 2016}
Une vieille femme se souvient avec un cynisme minutieux de la semaine qui a fait basculer sa vie cinquante ans plus tôt.

 

All That Man Is – David Szalay (Canada) ; éd. Jonathan Cape
On suit la vie de neuf hommes, à un âge et à un stade différent de leurs vies, dans des villes différentes. Les neuf parties des vies de ces neuf hommes vont former comme un arc qui veut nous faire comprendre le sens de l’existence, les failles de l’homme moderne et nous emmener à travers plusieurs pays d’Europe.

 

Do Not Say We Have Nothing – Madeleine Thien (Canada) ; éd. Granta Books
A Vancouver en 1990, un an après le suicide inexplicable de son père, Marie ainsi que sa mère reçoivent la visite de Ai-ming, une jeune femme ayant fuit la Chine suite aux protestations de Tiananmen. A travers Ai-ming, Marie va essayer de reconstituer son histoire : l’amitié qui lia leurs pères, alors talentueux musiciens au Conservatoire de Shanghai, et les pérégrinations de leurs deux familles à travers la Révolution culturelle de la Chine.

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Man Booker Prize 2016 – Longlist

Le 27 juillet dernier le jury du Man Booker Prize a annoncé les titres des 13 romans en compétition cette année pour la remise du prix littéraire le plus prestigieux dans le monde anglophone.

Qu’est-ce que le Man Booker Prize ?

ManBookerPrize_2016

Il s’agit d’un prix littéraire créé en 1968, qui récompense les romans de fiction écrits en langue anglaise, provenant de n’importe quel pays pourvu qu’ils aient été publiés au Royaume-Uni.

Le prix portait à l’origine le nom de Booker-McConnell Prize, jusqu’à ce qu’il soit sponsorisé par Man Group en 2002 et change donc de nom.

Depuis cette période, le gagnant remporte la modique somme de 50.000£ (un peu plus de 58.000 euros), et évidemment une gloire internationale puisque le livre lauréat est en général ensuite traduit dans des dizaines de langues.

Il s’agit de la plus forte récompense associée à une œuvre de fiction.

A titre de comparaison, le gagnant du Goncourt remporte lui aussi une renommée certaine, mais assortie d’un simple chèque de … 10 euros.

Parmi les gagnants on peut citer les célèbres :

  • Salman Rushdie en 1981 avec Midnight’s Children (« Les Enfants de Minuit » chez Stock en 1983)
  • Kingsley Amis en 1986 avec The Old Devils (« Les Vieux Diables » chez  Littérature européenne, coll. Douze étoiles en 1988)
  • Margaret Atwood en 2000 avec The Blind Assassin (« Le Tueur Aveugle » chez Robert Laffont en 2000)
  • Julian Barnes en 2011 avec The Sense of an Ending (« Une fille, qui danse, » chez Mercure de France en 2013)

En 2015, c’est le jamaïcain Marlon James qui a remporté le Man Booker Prize avec A Brief History Of Seven Killings. Le livre sortira le 17 août prochain en France sous le titre « Brève Histoire de sept meurtres » aux éditions Albin Michel.

Brève Histoire de sept meurtres par marron James (Man Booker Prize 2015) - éd. Albin Michel

Brève Histoire de sept meurtres par marron James (Man Booker Prize 2015) – éd. Albin Michel

A brief History Of Seven Killings by Marlon James (Man Booker Prize 2015) - éd. OneWorld Publications

A brief History Of Seven Killings by Marlon James (Man Booker Prize 2015) – éd. OneWorld Publications

De quoi ça parle ? En 1976, 7 hommes font irruption dans la chambre d’hôtel de Bob Marley en Jamaïque et lui tirent dessus le blessant en plusieurs endroits.  Deux jours plus tard le chanteur donne un concert comme si de rien n’était. Mais il disparaît ensuite du pays et ne revint pas avant deux ans. marron James imagine alors une biographie de ces hommes racontée par les témoins voire certains fantômes, par les tireurs, par les membres du gouvernement… bref plus de 600 pages racontant la drogue, les complots, mettant en scène la CIA et le FBI autour de dizaines de personnages. Une vraie fresque rocambolesque… Et du coup la couverture française du livre me semble bien pauvre par rapport à l’édition anglaise et son vinyl plus évocateur de l’époque. Mais c’est mon avis !

Qui sont les 13 sélectionnés cette année ?

Man Booker Prize - Longlist 2016

Man Booker Prize – Longlist 2016

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Couverture de The Glorious Heresies by Lisa McInerney (éd. John Murray - Paperback)
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Lisa McInerney, gagnante du Baileys Women’s Prize For Fiction 2016, pour « The Glorious Heresies »

Le Baileys Women’s prize For Fiction, l’équivalent du prestigieux Man Booker Prize pour les femmes,  a été remporté hier soir par cette auteure irlandaise.

Comme je l’ai déjà expliqué sur le blog ici (http://eponineazelma.com/baileys-womens-prize-for-fiction-shortlist) , le BWPFF a été créé afin de récompenser les romans en anglais écrits par des femmes, n’importe où dans le monde. 6 écrivains étaient en concurrence jusqu’à hier soir, et Lisa McInerney faisait partie des favorites du public et des blogueurs et vlogueurs anglo-saxons .

Elle remporte donc la somme de 30.000 £ (38.000 €) ainsi qu’un « Bessie » la petite statuette symbolisant le prix.

Qui est Lisa McInerney ?

Portrait de Lisa McInerney, gagnante du Baileys Women Prize for Fiction 2016

Lisa McInerney, gagnante du Baileys Women Prize for Fiction 2016

Lisa McInerney a débuté en tant que blogueuse !  En 2006, alors âgée de 25 ans, elle relate la vie d’une petite bourgade irlandaise, Galway, du point de vue de la « working class » avec pas mal de cynisme. Le blog s’appelle alors Arse End of Ireland,  et remporte trois années d’affilée le titre de meilleur Blog Irlandais. Elle se fait alors remarquée dans le milieu littéraire et commence sa carrière d’auteure en écrivant quelques nouvelles. The Glorious Heresies est son premier roman écrit en 2013 mais publié en 2015.

« The Glorious Heresies »

The Glorious Heresies by Lisa McInerney (éd. John Murray - Hardcover)

The Glorious Heresies by Lisa McInerney (éd. John Murray – Hardcover)

Le roman tourne autour de la vie de plusieurs protagonistes impliqués de près ou de loin dans un meurtre. Tout se déroule dans la ville de Cork en Irlande ; on y rencontre un ado de 15 ans dealer de drogue, son père alcoolique, une prostituée ou encore un chef de gang. Décrit comme exubérant, généreux, et osé, par The Guardian à sa sortie, c’est en effet un concentré d’humour noir. Lisa McInerney a même regretté à l’époque de sa publication, que le roman ait été taxé de roman « masculin », comme si une femme ne pouvait pas écrire un roman tapageur, à l’humour féroce.  (http://www.irishtimes.com/culture/books/lisa-mcinerney-on-what-baileys-prize-means-1.2678249)

Le jury du Baileys Women’s Prize For Fiction, lui, a trouvé le livre « frais et vibrant« , « superbement original » et salue Lisa McInerney qui utilise « l’humour et le talent pour nous permettre de pénétrer dans les vies sombres de ces personnages« .

Ce n’était le choix le plus conventionnel pour ce jury qui a du écarter de sa décision finale, entre autres, le best-seller A Little Life by Hanya Yanagihara, et une autre auteure irlandaise déjà titulaire du Man Booker Prize, Anne Enright avec son passionnant The Green Road.

The Glorious Heresies a été nommé livre de l’année par The Irish Times, le Sunday Independent et le Sunday Business Post en 2015.

Vous pouvez retrouver les autres nommés de la shortlist du Baileys Women’s Prize For Fiction ici sur mon blog : http://eponineazelma.com/baileys-womens-prize-for-fiction-shortlist

Baileys Women's Prize For Fiction 2016 - Shortlist

Baileys Women’s Prize For Fiction 2016 – Shortlist

Grief Is The Thing With Feathers by Max Porter
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Max Porter remporte l’International Dylan Thomas Prize 2016 avec Grief Is The Thing With Feathers

Samedi dernier, les anglais ont rendu hommage au poète gallois Dylan Thomas, comme tous les ans à la même date. C’était également le jour de l’annonce du lauréat de l’International Dylan Thomas Prize.

Comme je vous l’ai expliqué il y a quelques semaines sur le blog, l’International Dylan Thomas Prize récompense un ouvrage en anglais rédigé par un auteur âgé de moins de 39 ans.

C’est Max Porter qui a remporté la 10ème édition, et la mise… puisqu’il empoche 30.000 £ au passage (38.000 €).

Max Porter, écrivain

Max Porter, lauréat de l’International Dylan Thomas Prize 2016

Son livre Grief Is The Thing With Feathers, publié par Faber & Faber, est son premier roman. Il a été qualifié « d’exploit extraordinaire en prose imaginative » par le jury du prix.   

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Pulitzer Prizes 2016 dans la catégorie « Books »

L’annonce des gagnants des 21 Prix Pulitzer 2016 a été faite hier soir à l’Université de Columbia à New York.

Ce qui nous intéresse sur le blog ce sont les prix « littérature » qui sont au nombre de cinq, et particulièrement celui de la Fiction qui est le plus important, commercialement et médiatiquement bien sûr.
Mais je vais aussi vous parler des 4 autres lauréats de cette catégorie !

Pile de livres représentant les 5 gagnants des Prix Pulitzer 2016 dans la catégorie BOOKS

Les 5 gagnants des Prix Pulitzer 2016 dans la catégorie BOOKS

 

  • Prix Pulitzer Fiction : The Sympathizer, par Viet Thanh Nguyen (éd. Grove Press)

    TheSympathizer_VietThanhNguyen

    The Sympathizer, by Viet Thanh Nguyen – Winner of the 2016 Pulitzer Prize for Fiction

    Ce roman qui est paru en avril dernier a donc raflé la plus grosse distinction du Pulitzer. Son thème central est la guerre du Vietnam et ses conséquences. On suit notamment le parcours d’un officier de l’armée vietnamienne du Sud (ARVN), également espion pour le Nord, après la chute de Saigon en avril 1975. Celui-ci travaille au service d’un Général de l’armée sud-vietnamienne qui, au début du roman, s’apprête, comme beaucoup de soldats, à fuir le pays, et qui doit dresser la liste de tous ceux qui vont l’accompagner sur les derniers vols disponibles. L’officier traître se retrouve sur cette liste et accompagne le Général à Los Angeles d’où il va pouvoir rapporter les moindres faits et gestes à ses supérieurs Viet-Congs. Le roman nous permet d’entrer dans la tête de cet agent double et de comprendre ses multiples facettes, et la nécessité qu’il éprouve de trahir son pays afin de poursuivre ses idéaux.

    Lorsque The Sympathizer est sorti en avril dernier il a obtenu beaucoup d’excellents critiques : « intelligent, implacablement rythmé et sauvagement drôle » dit le Washington Post, « The Sympathizer est à la fois une fiction historique, un thriller d’espionnage, et une satire. La perception qu’ont les américains des asiatiques apporte au livre des commentaires acides des plus délicieux… Nguyen sait de quoi il parle » dit le Los Angeles Times… bref que d’éloges. Le livre a également été choisi comme finaliste du PEN/Faulkner Award 2016 et apparaît sur la liste des 100 meilleurs livres de 2015 du New York Times.

    Mais comme le souligne le Guardian ce matin (http://www.theguardian.com/books/2016/apr/18/viet-thanh-nguyen-the-sympathizer-pulitzer-overlooked), il ne faisait pas partie des favoris pour le prix et ne faisait même pas partie des livres dont on a le plus parlé l’année dernière. C’est limite si The Sympathizer n’a pas été négligé par rapport à d’autres romans qui ont fait fureur en tête des ventes.
    Au lieu de couronner un roman au succès phénoménal, ils ont décidé de donner un coup de projecteur à un livre qui était sorti un peu discrètement, ce qui n’est pas plus mal.

    Nguyen a réagi à son prix hier soir sur sa page Facebook, voici ce qu’il dit : « Merci pour tous vos messages. J’ai vérifié avec des personnes bien réelles présentes dans le bureau de mon éditeur… et ils me disent que The Sympathizer a vraiment gagné le Pulitzer. A moins que ce ne soit une blague dans une autre réalité virtuelle. Je suis stupéfait.  » 

    Viet Thanh Nguyen est né au Vietnam en 1971 et est arrivé aux Etats-Unis avec sa famille en 1975, avec le statut de réfugié. Il a grandi à San Jose, en Californie et est maintenant Professeur (English, American Studies et Ethnicity) à l’USC (University of Southern California).

  • Prix Pulitzer Histoire : Custer’s Trials: A Life on the Frontier of a New America, par T.J. Stiles (éd. Alfred A. Knopf)

    Couverture de Custer's Trials , A Life on the Frontier of a New America - T.J Stiles

    Custer’s Trials , A Life on the Frontier of a New America , par T.J Stiles – Winner of the 2016 Pulitzer Prize for History

    Il s’agit là d’une biographie magistrale du Général Custer, héros de la Guerre de Sécession américaine mais aussi défait face aux tribus indiennes, lors de la bataille de Little Bighorn en 1876.
    T. J. Stiles dépeint le portrait de cette figure historique américaine en analysant sa personnalité et l’héritage qu’il a laissé, tout en démolissant la caricature. Il révèle alors selon son éditeur « une personne plutôt contradictoire et intense, un officier peu sûr de lui malgré ses compétences, intelligent malgré sa bigoterie (…)« .

    Selon les critiques plutôt unanimes sur la qualité et la richesse du travail de Stiles, tout le paradoxe de Custer réside dans le fait qu’il a aidé à construire l’Amérique moderne tout en refusant de s’y adapter.
    Le San Fransisco Chronicle parle d’un « portrait nuancé, complexe et convaincant » ; The New York Times Book Review en parle ainsi : « S’il y a bien un écrivain qui peut faire oublier le dernier combat de Custer, au moins pour quelques centaines de pages, c’est bien T.J. Stiles… Stiles est un biographe accompli et sérieux, mais il est plus que cela. C’est un écrivain talentueux, avec la qualité rare de pouvoir compiler des années de recherches et en faire sortir une histoire lumineuse et captivante. »

    Il s’agit du second Prix Pulitzer de T. J. Stiles, il avait gagné le précédent en 2010 pour une autre biographie, celle de Cornelius Vanderbilt. (The First Tycoon: The Epic Life of Cornelius Vanderbilt)

    Il a réagi à sa victoire en la qualifiant de « complètement et totalement inattendue… un cadeau du Ciel« 

  • Prix Pulitzer NonFiction : Black Flags: The Rise of ISIS, par Joby Warrick (éd. Doubleday)

    Couverture du livree Black Flags : The Rise of ISIS, par Joby Warrick - Winner of the 2016 Pulitzer Prize for Non-Fiction

    Black Flags : The Rise of ISIS, par Joby Warrick – Winner of the 2016 Pulitzer Prize for Non-Fiction

     

    The Rise of ISIS se traduirait en français par « L’ascension de DAECH ».
    Evidemment d’actualité, ce livre est surtout centré sur le portrait de Abu Musab Al-Zarqawi, fondateur de l’organisation qui deviendra bien plus tard l’Etat Islamique. Un tableau étoffé par les développements récents et les documents qu’il a pu se procurer grâce à ses contacts en Jordanie et au sein des services secrets américains. Sans pitié,  Joby Warrick critique également les erreurs et les faux pas commis par les Etats-Unis, qui ont pu alimenter l’avancée de Daech et de ses leaders en Syrie et en Irak.

    Il nous explique notamment comment Zarqawi, basé d’abord dans le nord de l’Irak, s’est vu propulsé à la tête d’une vaste insurrection lors de l’invasion américaine de 2003. Des centaines de radicalisés se sont ralliés à sa cause lorsque les généraux américains l’ont faussement identifié comme le lien entre Hussein et Ben Laden. Un combat qui continue aujourd’hui malgré sa disparition en 2006.

    Sous le nom d’Al-Qaida, d’Etat Islamique, ou de Daech les admirateurs de Zarqawi ont continué à avancer , et ont saisi l’opportunité de la Guerre en Syrie pour poursuivre le rêve de leur chef : la création d’un califat islamique.

    Joby Warrick rend compte avec précision de l’ascension de Zarqawi, mais certaines critiques lui reprochent  d’avoir réalisé une biographie plutôt qu’une analyse, et de n’avoir pas poussé assez loin l’exposé de ce qu’il promet dans le sous-titre du livre : la montée en puissance et l’avenir de Daech.

    Joby Warrick est reporter au Washington Post depuis 20 ans. Il a déjà gagné un Prix Pulitzer en tant que journaliste en 1996 pour un papier sur l’environnement.

  • Prix Pulitzer Biographie : Barbarian Days: A Surfing Life by William Finnegan (éd.Penguin Press)

    Barbarian Days A Surfing Life, by William Finnegan - Winner of the 2016 Pulitzer Prize for

    Barbarian Days A Surfing Life, by William Finnegan – Winner of the 2016 Pulitzer Prize for Biography

     

    Barbarian Days par William Finnegan est en fait une auto-biographie. Une ode au surf, la seule obsession de sa vie. William Finnegan a grandi entre Hawaii et la Californie et il a très vite commencé à dompter les vagues du Pacifique, parcourant le monde pour pratiquer son sport. Sportif mais pas seulement. Amateur de littérature il devient néanmoins écrivain et reporter de guerre.

    Mais il n’a jamais perdu de vue l’océan. Ses mémoires sont en fait une ode à la vague, et malgré ses années passées du côté de l’horreur en tant que journaliste, il semble que sa passion ait finalement rempli sa vie. Il faut être amateur d’eau, d’écume et avoir le pied marin pour apprécier ce livre à sa juste valeur. Car d’après les critiques élogieuses, chaque vague, chaque journée de surf est racontée dans le détail comme s’il sortait de l’eau juste avant de prendre son stylo.

     

    Certains considèrent toutefois que le livre est un peu long et que ses 464 pages noient le lecteur sous trop de détails à propos d’un sport qui finalement n’est pas très populaire ni très accessible.

    William Finnegan est l’auteur de plusieurs ouvrages : Cold New World, A Complicated War, Dateline Soweto, et Crossing the Line. il a gagné de nombreux prix en journalisme, il est rédacteur au New Yorker depuis 1987 et habite à Manhattan.

  • Prix Pulitzer Poésie : Ozone Journal, par Peter Balakian (éd. University of Chicago Press)

Couverture de Ozone Journal, by Peter Balakian - Winner of the 2016 PulitzerPrize for Poetry

Ozone Journal, by Peter Balakian – Winner of the 2016 PulitzerPrize for Poetry

Le recueil de poèmes de Peter Balakian, Ozone Journal est une suite 54 histoires, racontées par un homme ayant découvert les ossements de victimes du génocide arménien dans le désert syrien, en 2009, accompagné d’une équipe de journalistes. Elles représentent des parties de sa vie : la fin de son mariage, son cousin atteint du SIDA, sa vie de parent célibataire.

Des poèmes qui parlent à la fois d’histoire et de douleurs personnelles.

Peter Balakian, né le 13 juin 1951 dans le New Jersey, est l’auteur de 6 autres recueils de poèmes, ainsi que plusieurs ouvrages en prose comme The Burning Tigris (HarperCollins, 2003) sur le génocide arménien, best-seller du New York Times.

Il est également souvent invité à la télé américaine pour ses émissions d’actu, et ses essais sont régulièrement édités par le Boston Globe, le New York Times Magazine, la New York Review of Books etc…

 

News, Prix

Pulitzer Prizes 2016 : prologue

Si je vous dis Harper Lee, Philip Roth, Donna Tartt, Richard Ford… vous me direz « ils sont tous américains », oui mais pas que. Ils ont en commun d’avoir remporté le prestigieux Prix Pulitzer de la fiction.

Le Prix Pulitzer c’est quoi ?

Avant même d’aller plus loin, sachez que l’on dit « The Pulitzer Prizes » au pluriel car ce sont 21 récompenses qui sont remises en même temps dont 5 en littérature.
Les autres couvrent le journalisme bien sûr, le théâtre (et les comédies musicales), et la musique.

Le Prix Pulitzer, au sens large, est l’un les plus importants au monde, chaque gagnant repartant avec 10.000 dollars ainsi qu’un certificat, sauf UNE catégorie : le prix du journalisme de Service Public. Le lauréat de cette dernière catégorie est doté une médaille en or.
Pour être éligible il faut être citoyen américain : les journalistes et les entreprises de presse méritantes doivent être américains ainsi que les écrivains, les compositeurs de musique etc…

Qui était Joseph Pulitzer ?

Photo de Joseph Pulitzer

Joseph Pulitzer

Né le 10 avril 1847 en Hongrie et mort le 29 octobre 1911 à Charleston en Caroline du Sud, Joseph Pulitzer était un journaliste américain. Il a notamment travaillé au St. Louis Post Dispatch et au New York World. Parallèlement il est devenu une figure du Parti Démocrate, luttant férocement contre la corruption, et a même été élu au Congrès. Une guerre l’a opposé pendant des années au célèbre William Randolph Hearst et son New York Journal, créant ainsi le « journalisme jaune »: ce qu’on appelle aujourd’hui le sensationnalisme.Il a également beaucoup fait pour le journalisme au sens large, insistant par exemple sur la formation des journalistes à un niveau universitaire.

En 1892 c’est lui qui demande au président de l’Université de Columbia de fonder la première école de journalisme des Etats-Unis, en lui faisant un don pour la construction du bâtiment ; devant le refus de l’université il lègue à l’institution 2.000.000 de dollars afin que son voeu se réalise après sa mort. Ce sera fait en 1912 : la Columbia University Graduate School of Journalism est née.

En 1904, Joseph Pulitzer rédige son testament et en plus de ce souhait, il appelle à la création d’un prix portant son nom, qui devait récompenser 13 catégories : 4 en journalisme, 4 en littérature, 4 en théâtre et 1 pour l’éducation. Les prix commencèrent à être remis en 1917, six ans après son décès.
Les lauréats sont désignés en Avril et c’est le président de l’université de Columbia à New York, qui décerne les prix sur recommandation du jury, composé en général de spécialistes dans chaque catégorie.

 

 

Les changements au fil des années

Evidemment depuis la mort de Pulitzer, quelques changements ont été effectués dans les catégories. La métamorphose de la presse suite à l’expansion des éditions en ligne des différents médias, a nécessité de proposer de changer un peu les règles. Le contenu en ligne est donc reconnu aujourd’hui au même niveau que le contenu papier et depuis 2009 les papiers qui ne sont que d’origine numérique ont le droit de concourir.

Le Prix Pulitzer pour la musique s’est également beaucoup développé. En 1997, le jury a récompensé une oeuvre de jazz, alors que jusque là seul le classique pouvait être récompensé.

 

Les Prix Pulitzer de la Littérature

PulitzerPrize2

 

 

 

 

 

 

Revenons à la littérature, il y a donc 5 sous-catégories de Pulitzer pour ce domaine :

  • Fiction : oeuvre écrite par un auteur américain, de préférence dont le sujet porte sur la vie américaine.
  • Histoire : oeuvre documentaire traitant de l’Histoire des Etats-Unis (dans cette catégorie l’auteur peut être de nationalité étrangère tant que le livre traite des Etats-Unis).
  • Biographie ou auto-biographie : oeuvre rédigée par un auteur américain.
  • Poésie : oeuvre originale rédigée par un auteur américain.
  • Essai : oeuvre documentée, de « non-fiction » par un auteur américain n’étant pas éligible à d’autres prix dans la catégorie Littérature.

Les livres doivent avoir été publiés aux Etats-Unis d’abord, et doivent avoir été commercialisés avant la remise du prix.

C’est le prix de la Fiction qui focalise l’attention dans cette catégorie : l’an passé c’est Anthony Doerr qui a remporté le prix avec All The Light We Cannot See (« Toute la Lumière que Nous Ne Pouvons Voir« , paru en français chez Albin Michel).

Couverture de All The Light We Cannot See - Anthony DOERR

All The Light We Cannot See – Anthony DOERR (Fourth Estate)

Toute La Lumière Que Nous Ne Pouvons Voir - Anthony Doerr (Albin Michel)

Toute La Lumière Que Nous Ne Pouvons Voir – Anthony Doerr (Albin Michel)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La particularité du Pulitzer c’est qu’aucune liste de nommés ne filtre avant les résultats : on ne connaît le gagnant et la liste d’auteurs en course que lors de l’annonce finale.

Pour suivre l’annonce c’est sur le site internet ou les réseaux sociaux !

http://www.pulitzer.org
@PulitzerPrize

 

 

 

News, Prix

Baileys Women’s Prize For Fiction : la shortlist.

Nous ne connaissons pas très bien les prix littéraires anglo-saxons ici en France, ils sont pourtant très reconnus et souvent attribués à des auteurs très talentueux.
Après la shortlist de l’International Dylan Thomas Prize, dont je vous parlais la semaine dernière, c’est le Baileys Women’s Prize For Fiction qui a annoncé sa dernière liste d’écrivains en compétition avant la remise du prix, le 8 juin prochain.
Et comme le nom du prix l’indique il ne s’agit que de femmes, chez les nommées comme dans le jury !

Baileys Women's Prize for Fiction 2016 - le Jury

Baileys Women’s Prize for Fiction 2016 – Jury

 

Qu’est-ce que le Baileys Women’s Prize For Fiction ?

Le Baileys Women’s Prize For Fiction récompense chaque année la meilleure oeuvre de fiction, par une femme, rédigée en anglais, dans le monde.
L’histoire de la création du prix remonte à 1992, lorsqu’un groupe de journalistes, libraires, et critiques littéraires ont remarqué que l’année précédente le prestigieux Man Booker Prize n’avait gardé aucune femme dans sa shortlist.
Encore mieux, ils ont réalisé que seulement 10 pour cent de femmes faisaient partie des shortlists pour le Booker Prize, depuis sa création !
Le prix a donc été créé et lancé en 1996. Il s’est d’abord appelé le « Orange Prize for Fiction » et a été attribué pour sa première édition à Helen Dunmore pour A Spell of Winter.
Il change ensuite de nom en 2013, lorsque les fondateurs du prix décident d’avoir recours à des fonds privés, et devient le « Women’s Prize For Fiction ».
Un an après BAILEYS devient le sponsor officiel du prix et depuis il porte le nom du Baileys Women’s prize for Fiction.

Parmi ses lauréates on peut citer : Carol Shields (1998) Chimamanda Ngozi Adichie (2007), Marilynne Robinson (2009).
La gagnante de l’année dernière était Ali Smith pour How To Be Both.

Couverture du livre How To be Both par Ali Smith

How To Be Both by Ali Smith – Winner of the 2015’s Baileys Women’s Prize For Fiction

 

La Shortlist 2016

Baileys Women's Prize for Fiction 2016 - Shortlist

Baileys Women’s Prize for Fiction 2016 – Shortlist

 

  • The Green Road by Anne Enright (Vintage Publishing)

Les enfants de Rosaleen Madigan, tous expatriés, reviennent en Irlande lorsque leur mère leur annonce qu’elle veut vendre la maison de famille. Ils se retrouvent tous alors pour un dernier Noel dans le bien familial, chacun avec leur vie, leurs griefs les uns contre les autres et surtout contre leur mère qui ne les a jamais épargnés…

Anne Enright est un auteur irlandais lauréate du Man Booker Prize 2007 pour The Gathering. Elle a déjà obtenu plusieurs prix avec The Green Road sorti en mai dernier chez Vintage Publishing.

The Green Road par Anne Enright

The Green Road by Anne Enright

 

  • The Improbability Of Love by Hannah Rothschild (Bloomsbury Publishing PLC)

Lorsqu’Annie McDee tombe sur une affreuse peinture en cherchant un cadeau pour un homme peu recommandable elle ne se rend pas compte de l’importance de sa découverte.
Elle se retrouve propulsée malgré elle dans la vie artistique londonienne, au milieu de riches oligarques russes, d’acheteurs désespérés et d’escrocs qui veulent tous mettre la main sur son tableau-un chef d’oeuvre du 18ème siècle qui a pour titre « The Improbability of Love ».
A force d’enquêter sur l’origine de son tableau, Annie va non seulement découvrir la liste des prestigieux anciens propriétaires, mais aussi de sombres secrets de l’Histoire européenne. Le long chemin qu’elle emprunte va également lui redonner envie de tomber amoureuse…

C’est le 1er livre d’Hannah Rothschild, philanthrope et réalisatrice britannique. Elle connaît son sujet puisqu’en août 2015, elle est devenue présidente du conseil d’administration de la National Gallery à Londres. c’est la première femme à accéder à ce poste prestigieux. Cela faisait 25 ans qu’elle travaillait à ce premier roman, salué par la critique.

The Improbability Of Couverture de The Improbability Of Love by Hannah Rothschild

The Improbability Of Love by Hannah Rothschild

 

  • A Little Life by Hanya Yanagihara (Pan Macmillan)

Willem, JB, Malcolm et Jude quatre amis qui se sont connus à l’université dans le Massachusetts s’installent ensemble à New York afin de trouver un job.
Au fil des années, leurs relations deviennent plus compliquées, tendues par le succès et l’orgueil. Bientôt c’est Jude qui va leur poser problème, devenu un avocat très talentueux mais un homme brisé et dépressif, traumatisé par une enfance affreuse dont il pense qu’elle va le hanter pour toujours.

Ce livre assez long et décrit comme dépressif par beaucoup de lecteurs est pourtant devenu l’un des best-sellers de l’année en 2015! Toutes les critiques sont unanimes pour louer les qualités littéraires de l’auteur américaine dont c’est le 2ème livre. Elle arrive à dépeindre avec émotion les relations humaines, les limites de l’amitié, le masochisme et la souffrance. Mais aussi la réussite et l’ascension professionnelle.

Couverture de A Little Life by Hanya Yanagihara

A Little Life by Hanya Yanagihara

 

  • The Glorious Heresies by Lisa McInerney (John Murray General Publishing Division)

Un meurtre va affecter la vie de cinq marginaux en Irlande.
Ryan, 15 ans, est un dealer qui ne veut pas mal tourner comme son alcoolique de père, dont l’obsession pour son voisin détraqué menace de ruiner sa famille.
Georgie est une prostituée dont la volonté de se convertir va avoir de dangereuses répercussions.
Maureen, la meurtrière accidentelle, revient à Cork après 40 ans d’exil et découvre que son fils Jimmy est devenu l’un des plus grands gangsters de la ville.
En cherchant l’expiation pour son crime, Maureen menace de détruire tout ce pour quoi son fils a travaillé, tandis que ses actions risquent de donner un coup de projecteur à la pègre irlandaise.

The Glorious Heresies a été nommé Livre de l’année par The Irish Times, Sunday Independent et le Sunday Business Post en 2015 et est apparu sur la liste de plusieurs prix cette année.

Il s’agit du premier roman de Lisa McInerney écrivain irlandais, qui s’est fait connaître en tenant un blog sur la classe ouvrière.

The Glorious Heresies by Lisa McInerney

The Glorious Heresies by Lisa McInerney

 

  • Ruby by Cynthia Bond (Hodder & Stoughton General Division)

Ephram Jennings n’a jamais oublié la jolie fille aux longues tresses qui courait à travers les bois de Liberty, leur petite ville d’enfance du Texas profond. Pour Ruby Bell, Liberty n’était qu’un lieu de violence et d’abus qu’elle a fui pour le New York glamour des 50’s. Des années plus tard, de retour chez elle, Ruby 30 ans doit faire face à nouveau au racisme de son enfance et à la haine de toute une ville. Témoin de cet acharnement, Ephram doit choisir entre la loyauté à sa soeur qui l’a élevé, et l’amour de la femme qu’il aime depuis tout petit.

Comparée à Toni Morrison et louée par Oprah Winfrey, Cynthia Bond dénonce ici le racisme ordinaire d’une petite ville du sud des Etats-Unis et arrive à parler d’amour et de religion dans un contexte violent et sordide. Peut-on échapper à son destin ?

Couverture pour Ruby de Cynthia Bond

Ruby by Cynthia Bond

A noter, le livre est paru en France, sous le même titre, traduit de l’anglais par Laurence Kiefé, aux éditions Christian Bourgois.

 

  • The Portable Veblen by Elizabeth McKenzie (HarperCollins)

Veblen est une anti-consumériste convaincue. Elle est passionnée, enthousiaste, traductrice amateur de Norvégien, et elle croit fermement que l’écureuil gris qui la suit partout peut comprendre plus de choses qu’il n’y paraît.

Son fiancé Paul est un neuro-scientifique, fils de hippies, qui n’a pas trop le temps pour les écureuils. Ses travaux récents l’ont rapproché de Cloris Hutmacher, une sacrée séductrice, héritière d’un empire pharmaceutique, promise à la gloire et au succès grâce à un sombre contrat la liant au Secrétariat de la Défense. Tout va alors se compliquer…

Il s’agit du 2ème roman de l’américaine Elisabeth McKenzie, dont la lecture s’avère, pour les critiques, agréable et amusante. Un roman sur les familles dysfonctionnelles et surtout l’engagement et le mariage.

The Portable Veblen by Elizabeth McKenzie

The Portable Veblen by Elizabeth McKenzie

 

 

Books short-list International Dylan Thomas Prize
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International Dylan Thomas Prize : la short-list

Ils sont 6 auteurs à figurer dans la short-list de l’ International Dylan Thomas Prize qui récompense la nouvelle génération d’auteurs anglophones.

  • Claire Louise-Bennet (Wiltshire, England) : « Pond », Fitzcarraldo Editions. 
  • Max Porter (London, England) : « Grief is the Thing with Feathers », Faber & Faber.
  • Tania Jones (Washington, USA) : « The Tusk that Did the Damage », Harvill Secker [UK] / Alfred A. Knopf [US]
  • Andrew McMillan (Manchester, England) : « Physical », Jonathan Cape.
  • Frances Leviston (Edinburgh, Scotland) : « Disinformation », Picador.
  • Sunjeev Sahota (Sheffield, England) : « The Year of the Runaways », Picador.

(De gauche à droite sur la photo)

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Ce prix, créé en hommage au poète gallois Dylan Thomas, vise les ouvrages de fiction, de poésie ou encore de nouvelles, écrits par des auteurs âgés de moins de 39 ans (l’âge de la mort de Dylan Thomas).

Dans cette liste figurent deux ouvrages de poésie (Disinformation et Physical), une novella (Grief is the Thing with Feathers), un recueil de nouvelles (Pond), et deux romans (The Tusk that Did the Damage et The Year of the Runaways).

A noter qu’Andrew Mc Millan a déjà remporté le Guardian First Book Award en 2015 pour Physical. 

Sunjeev Sahota, lui, était dans la short-lit du Man Booker Prize l’année dernière avec « The Year of the Runaways »

Le grand gagnant sera dévoilé le 16 mai prochain, et il ou elle remportera un chèque de 30.000£ ( à peu près 46.000 euros).

Le nom du ou de la gagnant(e) sera annoncée sur Eponine & Azelma bien évidemment !